France Administratif & secrétariat Confirmé·e

Assistant·e de direction

Fiche de poste, salaire, sourcing, 15 questions d'entretien et plan 30/60/90 pour recruter un·e Assistant·e de direction expérimenté·e en PME française.

Compilé par l'équipe Join à partir de données publiques et de notre expérience de recrutement.

Mis à jour

En un coup d'œil

  • Salaire médian 45 000 € 35 000 € – 58 000 €
  • Délai de recrutement 35–55 jours
  • Expérience 3–8 ans

Comment recruter un·e Assistant·e de direction pour votre PME

Avant de rédiger l’annonce, posez-vous trois questions de cadrage. Elles déterminent le profil que vous cherchez réellement et évitent les erreurs de scope les plus courantes en PME française.

Question 1 : Assistant·e de direction, Office Manager ou Chief of Staff ? Les trois rôles se recoupent partiellement mais ne sont pas équivalents. L’Office Manager pilote l’office pour toute l’entreprise (fournisseurs, locaux, intendance, notes de frais, événements internes, onboarding logistique). L’Assistant·e de direction sert principalement une ou deux personnes (CEO, COO, Président·e) sur leur agenda, leurs voyages, leur courrier, leur comex et leurs sujets confidentiels. Le·la Chief of Staff (modèle anglo-saxon, plus rare en PME française) opère un cran au-dessus : pilotage transverse de projets stratégiques, représentation du·de la CEO en réunions, préparation de board books, et n’a généralement pas de responsabilités d’agenda ou de logistique. Mélanger les trois dans une annonce attire des candidat·e·s mal-fittés et coûte du temps. Précisez la fonction dès le titre.

Question 2 : Quel niveau de séniorité du·de la dirigeant·e servi·e ? Un·e Assistant·e qui sert un·e directeur·rice de pôle n’opère pas comme un·e Assistant·e qui sert le·la CEO ou le·la Président·e. Les rituels (comex, board, déplacements internationaux), la cadence (urgences quotidiennes vs. pilotage hebdomadaire), et le niveau de confidentialité diffèrent fortement. Précisez explicitement dans l’annonce qui sera servi : « Assistant·e du·de la CEO », « Assistant·e de la Direction générale » ou « Assistant·e du comex » sont trois postes différents avec trois fourchettes salariales et trois profils différents.

Question 3 : Mono-dirigeant·e ou multi-dirigeant·e·s ? Servir une seule personne permet une connaissance intime du fonctionnement et une posture de partenariat très approfondie. Servir 2 à 4 personnes (par exemple : CEO + COO + CFO en PME) demande une capacité de jonglage et d’arbitrage différente, et un niveau d’expérience supérieur. Au-delà de 4 dirigeant·e·s, le poste bascule sur de l’assistanat de comex et nécessite une structuration encore différente. Précisez le nombre exact de personnes servies et leur fonction dès l’annonce, faute de quoi vous attirerez des profils mal calibrés.

Si les trois réponses convergent vers un·e Assistant·e de direction expérimenté·e servant un·e à deux dirigeant·e·s exécutif·ve·s en PME ou ETI française (et non un·e Office Manager, un·e Chief of Staff ou un·e secrétaire), passez au modèle d’annonce ci-dessous.

Modèle de fiche de poste

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Assistant·e de direction (H/F) PME française

Mission. Servir [le·la CEO / la Direction générale / le comex] de [nom de l’entreprise] sur l’ensemble du périmètre exécutif : pilotage d’agenda, organisation des déplacements, préparation et suivi des comex, gestion de la correspondance stratégique, suivi des dossiers confidentiels. Vous êtes en partenariat direct avec [le·la dirigeant·e servi·e] et travaillez en lien étroit avec le comex et les principaux interlocuteur·rice·s externes (board, clients stratégiques, investisseur·euse·s).

Responsabilités.

  • Piloter l’agenda complet du·de la dirigeant·e servi·e : créneaux protégés, arbitrages de priorités, anticipation des conflits de calendrier sur 2 à 8 semaines.
  • Organiser les déplacements professionnels en France et à l’international : booking, logistique, plans B sur les rendez-vous critiques, briefings préparatoires.
  • Préparer et suivre les comex hebdomadaires ou mensuels : ordre du jour partagé en amont, prise de notes, rédaction du compte-rendu sous 24 h, suivi des actions assignées.
  • Gérer la correspondance stratégique au nom du·de la dirigeant·e : mails à des board members, courriers officiels, notes de cadrage, relances investisseur·euse·s.
  • Coordonner les sujets confidentiels (dossiers RH du comex, opérations stratégiques, contrats sensibles) avec un protocole de protection des données strict.
  • Assurer l’interface avec les parties prenantes externes principales (board, principaux clients, investisseur·euse·s, partenaires) en respectant les codes de communication propres à chacun·e.
  • Construire et maintenir les procédures écrites sur les rituels récurrents (comex, board, voyages internationaux, événements stratégiques) pour réduire la dépendance individuelle.

Profil recherché.

  • Indispensable : 3 à 8 ans d’expérience en assistanat de direction au service d’un·e dirigeant·e exécutif·ve en PME ou ETI ; maîtrise opérationnelle d’un agenda partagé avancé (Google Workspace ou Outlook) et d’un outil de gestion documentaire moderne (Notion, Confluence, Drive structuré) ; plume professionnelle en français (capacité à rédiger un mail au nom du·de la dirigeant·e qui passe sans retouche).
  • Apprécié : anglais business courant à l’écrit et à l’oral si le périmètre couvre des board members ou des clients internationaux ; expérience d’un comex de 5 à 12 personnes ; familiarité avec un outil de voyage professionnel (TravelPerk, Egencia, Concur) ; expérience d’organisation d’événements stratégiques à 50 personnes ou plus.
  • Disqualifiant : posture d’exécution pure sans capacité à dire non à un·e dirigeant·e ; manque de réflexes de discrétion sur les sujets confidentiels ; plume médiocre ou refus de produire un cas pratique d’écrit ; instabilité (multiplication de postes de moins de 18 mois en assistanat).

Conditions.

  • Rémunération brute annuelle : fixe [35-58] k€ selon expérience, périmètre et niveau du·de la dirigeant·e servi·e. Pas de variable structurel ; 13e mois ou prime de fin d’année éventuel selon les pratiques de la société.
  • Modalité : [temps plein, sur site avec flexibilité de 1 à 2 jours de télétravail par semaine selon les jours de comex, base à [ville]].
  • Avantages : [mutuelle, tickets resto, prime de transport, congés, budget formation, accompagnement coaching éventuel].
  • Stack : [agenda et messagerie professionnels, outil de gestion documentaire, outil de voyage si applicable, outil de signature électronique, outil de prise de notes assistée par IA si déployé].

Fourchette salariale

Salaire fixe annuel brut

25e centile
35 000 €
Médiane
45 000 €
75e centile
58 000 €

Fourchette de référence pour un·e Assistant·e de direction expérimenté·e (3 à 8 ans d'expérience) servant un·e ou deux dirigeant·e·s en PME ou ETI française. Paris et grandes métropoles tirent vers le haut (+10 à +15 %) ; les régions tirent vers le bas (-5 à -10 %). Les profils qui couvrent un volet international (anglais courant, organisation de déplacements multi-pays, interface avec des board members étrangers) ou qui servent un comité exécutif élargi tirent vers le haut. Au-delà de 60 k€ on entre sur du profil Chief of Staff ou Executive Assistant à l'anglo-saxonne, traité comme un tier au-dessus.

Sources: APEC, Référentiel des métiers de l'administration et du support, Édition 2025 ; INSEE, DADS 2024 (PCS 462a, Secrétaires de direction et assimilés) ; Robert Half, Guide des salaires 2026, fonctions support et administration

Où sourcer ce profil

  1. LinkedIn

    200-400 € / mois (Job Slots) et Recruiter Lite pour le sourcing actif

    Vivier le plus profond pour les Assistant·e·s de direction expérimenté·e·s en France, surtout en sourcing actif (InMail) plus que sur Job Posts seuls. Les meilleurs profils sont en poste et en veille passive ; ils ne postulent pas en masse mais répondent à un message personnalisé. Filtrez par ancienneté sur les postes précédents (au moins 24 mois) et par taille d'entreprise pour cibler les profils habitués à servir un comex et pas seulement un·e manager de proximité.

  2. Welcome to the Jungle

    Dès 990 € HT / offre

    Forte audience scale-up et PME modernes à Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes. Les Assistant·e·s de direction candidat·e·s ici cherchent une posture de partenariat avec un·e dirigeant·e exigeant·e et une culture d'entreprise différenciante (vidéos, photos d'équipe, fonctionnement). Bien adapté si votre marque employeur valorise la transparence et l'autonomie ; moins pertinent pour les secteurs très traditionnels (banque privée, cabinet d'avocats classique) où les codes d'assistanat sont plus formels.

  3. Cabinets spécialisés assistanat (Page Personnel, Robert Half Office Team)

    15-25 % du salaire annuel brut sur réussite

    Indispensables sur les postes de direction générale ou comex en PME et ETI. Les consultants connaissent les profils confirmés en veille discrète et peuvent calibrer le matching cycle de vente / culture / niveau d'exigence en amont. Plus coûteux qu'un job board (15-25 % du salaire annuel) mais le temps gagné sur les profils qui servent un·e CEO ou un·e Président·e est conséquent. Réservez ce canal aux postes critiques où une erreur de casting coûte plus cher qu'une commission.

  4. Cooptation interne et réseau direction

    Prime de cooptation interne 1 500-3 000 €

    Canal sous-utilisé alors qu'il est le plus efficace pour ce poste. Les Assistant·e·s de direction expérimenté·e·s se connaissent entre elles·eux dans une même ville et se recommandent mutuellement quand un·e collègue change. Demandez à votre·vos dirigeant·e·s actuel·le·s de solliciter leur propre Assistant·e ou les Assistant·e·s de leurs pairs ; le taux de transformation est de loin le plus haut, et le filtre culturel est déjà fait. Prime de cooptation 1 500-3 000 € recommandée pour activer le canal.

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Playbook d'évaluation

Le rôle d'Assistant·e de direction se signale à travers quatre stades d'évaluation. Le cas pratique (stade 3) est central et largement sous-utilisé : sans mise en situation concrète sur un agenda complexe et un écrit stratégique, il est très difficile de distinguer un·e candidat·e organisé·e d'un·e candidat·e qui parle d'organisation. La posture face au comex (stade 2) est le second signal clé : un·e excellent·e Assistant·e qui ne sait pas tenir tête à un·e dirigeant·e sera vite contourné·e.

  1. Stade 1: Lecture du CV

    Cherchez la stabilité (durée de poste minimale 24 mois sur les rôles d'assistanat de direction précédents) et la cohérence du niveau servi (un·e Assistant·e qui n'a servi que des middle managers n'opère pas comme un·e Assistant·e qui a servi un comex). Discount : multiplication de postes d'assistanat de 12 mois (signal d'inconfort dans le rôle ou de mauvais fit répété), ou progression descendante en taille d'entreprise (souvent un·e candidat·e qui n'a pas tenu la pression d'un grand groupe). Vérifiez la nature exacte du périmètre décrit : « gestion d'agenda et de courrier » sans mention d'arbitrage de priorités, d'écrits stratégiques ou de coordination de comex décrit un·e secrétaire, pas un·e Assistant·e de direction.

  2. Stade 2: Phone screen (30 min)

    Trois questions seulement : (1) « Décrivez exactement votre périmètre actuel : qui vous servez, combien de personnes, quel est leur niveau hiérarchique, quels sujets sensibles passent par vous ? », (2) « Racontez-moi la dernière fois où vous avez dit non à un·e dirigeant·e ou poussé une recommandation contre son avis initial » (vérifie la posture de partenariat), (3) « Pourquoi cherchez-vous à changer maintenant ? » (récit clair vs. dispersé, vs. fuite d'une situation difficile). Sortie : go / no-go en 5 min de débrief, pas plus.

  3. Stade 3: Cas pratique (90 min, à domicile + restitution)

    Envoyez en amont une mise en situation réaliste : un agenda d'une semaine du·de la dirigeant·e à arbitrer (8-10 demandes contradictoires, 2-3 voyages possibles, un comex à caler) plus un écrit court à produire (par exemple un mail de relance à un investisseur, un compte-rendu de comex de 2 pages, ou une note de cadrage pour un séminaire à 50 personnes). Demandez le livrable 48 h avant l'entretien suivant ; consacrez 30 min en présentiel à le décortiquer ensemble. Évaluez la rigueur de la méthode d'arbitrage, la clarté de l'écrit, et la capacité à demander les bonnes questions de cadrage avant de produire.

  4. Stade 4: Entretien avec le·la dirigeant·e servi·e (60 min)

    Le·la dirigeant·e que la·le candidat·e servira directement doit conduire au moins un entretien complet ; pas de filtre RH intermédiaire à cette étape. Le matching personnel est décisif sur ce poste : intuition, rythme, niveau d'exigence, tolérance au stress, façon de communiquer. Posez les questions de valeurs (3 questions du set ci-dessous) et observez la dynamique relationnelle en temps réel. Un·e Assistant·e excellent·e qui ne s'accorde pas avec le·la dirigeant·e ne tiendra pas 12 mois.

Questions d'entretien structurées

  1. Comportementale Organisation et priorisation

    Décrivez la dernière fois où vous avez géré plusieurs urgences en parallèle pour votre dirigeant·e (un déplacement à reprogrammer, un comex à recaler, un dossier confidentiel à finaliser). Comment avez-vous priorisé ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Capacité à hiérarchiser sans paniquer : critère explicite de priorisation (impact business, deadline réelle vs. perçue, niveau d'attente du·de la dirigeant·e), communication ascendante sur ce qui glisse, négociation d'un délai sur une urgence non vraiment urgente. Bonus : la·le candidat·e mentionne avoir consulté le·la dirigeant·e sur l'arbitrage final. Les candidat·e·s qui décrivent « j'ai tout fait sans dormir » révèlent un manque de discrimination des sujets et finissent en burn-out.

  2. Comportementale Anticipation des besoins

    Parlez-moi d'une fois où vous avez détecté qu'une décision de votre dirigeant·e allait poser un problème (oubli d'un sujet sensible, conflit d'agenda non vu, engagement contradictoire avec un précédent). Comment l'avez-vous remonté ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Anticipation et capacité à challenger sans braquer : la·le candidat·e décrit la détection précoce, la formulation de la remontée (privée, en amont, avec une proposition alternative et non un simple signalement), et la posture sereine si le·la dirigeant·e maintient sa décision. Bonus : il·elle cite un cas où sa remontée a évité un dégât tangible. Les candidat·e·s qui « exécutent ce qui est demandé » sans regard critique ne joueront pas le rôle de filet de sécurité attendu.

  3. Comportementale Discrétion et confidentialité

    Décrivez un moment où vous avez dû gérer une information très sensible (sujet RH, décision stratégique non annoncée, dossier juridique, donnée financière confidentielle). Comment avez-vous protégé la confidentialité au quotidien ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Réflexes de discrétion structurés : la·le candidat·e cite des gestes concrets (verrouillage de session, dossiers protégés, conversations en bureau fermé, absence de bavardages avec d'autres assistant·e·s). Bonus : elle·il mentionne avoir refusé de répondre à une question légitime mais indiscrète d'un·e collègue ou d'un·e fournisseur·euse. Les candidat·e·s qui parlent en généralités (« je suis discret·ète ») sans exemple concret sont rarement à la hauteur des sujets sensibles d'un comex.

Comment reconnaître un·e excellent·e Sales Manager

Compétence Sous la barre Au niveau Au-dessus
Organisation et priorisation Réactif·ve aux demandes mais sans système : agenda en post-it, suivi de dossiers dispersé, oublis récurrents sur les sujets non-urgents. Pas de logique de blocs de temps protégés pour le·la dirigeant·e. Système structuré : agenda piloté avec créneaux protégés, suivi de comex et de voyages documenté, cadence hebdomadaire de revue avec le·la dirigeant·e. Anticipe les sujets récurrents (reportings, comex, déplacements) sans rappel. Référent·e méthode de la direction : process documentés et partagés avec les autres assistant·e·s ou directions, capable de structurer un sujet nouveau (voyage international, gestion d'un board, organisation d'un événement à 100+ personnes) en quelques jours. Le·la dirigeant·e gagne 5-8 h par semaine grâce à la qualité du pilotage.
Discrétion et confidentialité Parle facilement des sujets confidentiels avec d'autres assistant·e·s ou collègues, par déformation professionnelle ou par recherche de validation. Pas de réflexes structurés de protection des documents sensibles. Réflexes solides : verrouillage de session, classement protégé des dossiers sensibles, absence de bavardages avec les autres équipes. Sait refuser une demande indiscrète sans braquer. Référent·e de confiance pour le·la dirigeant·e et le comex : peut tenir un dossier de cession, un sujet RH stratégique, ou une donnée financière confidentielle pendant des mois sans aucune fuite. Sait refuser un accès à un·e collaborateur·rice senior sous pression sans dégrader la relation.
Rédaction et synthèse Comptes-rendus longs et désorganisés, mails de la·du dirigeant·e à reprendre avant envoi, fautes d'orthographe récurrentes. Difficulté à distinguer décisions, actions et discussions dans un livrable écrit. Écrits structurés et propres : comptes-rendus de comex en 2 pages avec décisions et actions, mails au nom du·de la dirigeant·e qui passent sans retouche, notes de cadrage exploitables. Maîtrise de la rédaction française à un niveau professionnel. Plume reconnue par la direction : capable de rédiger un mail à un·e investisseur·euse, une note de board, ou un compte-rendu de réunion stratégique au niveau d'exigence d'un·e dirigeant·e exécutif·ve. Maîtrise de l'anglais business à l'écrit si la fonction le requiert.
Posture face à un dirigeant Posture d'exécution pure : « ce qui est demandé est fait », pas d'anticipation, pas de remontée critique. Ou à l'inverse posture de confrontation permanente qui dégrade la relation. Posture de partenariat : anticipe les besoins, remonte les sujets sensibles en amont, sait dire non en proposant une alternative. Relation de confiance équilibrée entre service et capacité à challenger. Sparring partner reconnu·e du·de la dirigeant·e : sait quand pousser une recommandation contre l'avis initial, quand protéger l'agenda contre la sur-sollicitation, quand alerter sur une dégradation. Reconnu·e par la direction comme un·e partenaire qui protège plutôt qu'un·e exécutant·e.
Anticipation des besoins Attend les demandes pour agir. Réactif·ve sur les urgences mais ne détecte pas les sujets qui vont arriver dans 2-3 semaines. Pas de regard sur l'agenda en projection. Anticipe les sujets récurrents (renouvellements, reportings, voyages, comex) ; prépare les dossiers en amont avec les bonnes informations. Détecte les conflits d'agenda 2-3 semaines à l'avance. Anticipe sur 1-3 mois : prépare les voyages internationaux 6-8 semaines en amont avec plans B, identifie les conflits de calendrier stratégiques (board vs. déplacement client) avant qu'ils n'apparaissent, prépare les dossiers de comex avec les éléments contextuels que le·la dirigeant·e oublierait de demander.

Plan 30/60/90 jours

À J+30

  • Cartographie complète des parties prenantes du·de la dirigeant·e servi·e (comex, board, principaux clients, investisseur·euse·s, partenaires) avec leurs codes de communication et leurs priorités
  • Audit de l'agenda des 8 dernières semaines : identification des patterns récurrents, des créneaux protégés à instaurer, des réunions à reformater
  • Premier 1:1 documenté avec le·la dirigeant·e sur ses préférences de fonctionnement (canal favori, délai de validation, niveau d'autonomie, sujets confidentiels stricts)
  • Reprise en main de la cadence du comex (ordre du jour partagé en amont, structure de compte-rendu standard, suivi des actions)

À J+60

  • Cadence hebdomadaire de revue d'agenda avec le·la dirigeant·e installée (30 min en début ou fin de semaine)
  • Premier voyage international ou déplacement complexe piloté de bout en bout avec un plan B documenté sur les rendez-vous critiques
  • Compte-rendu de comex livré sous 24 h après chaque réunion, avec suivi des actions partagé en amont du comex suivant
  • Procédures écrites pour les sujets sensibles récurrents (gestion d'un board call, organisation d'un comex, préparation d'un voyage international, gestion d'un dossier confidentiel)

À J+90

  • Cadence opérationnelle stable et tenue (aucun sujet récurrent ne glisse, deadlines tenues sur 8-10 semaines consécutives)
  • Première posture de challenge active vers le·la dirigeant·e : recommandation pour protéger un créneau, suggestion de report d'une réunion non critique, alerte sur une charge excessive
  • Bilan formel avec le·la dirigeant·e : ce qui fonctionne bien, axes de progression identifiés pour les 90 jours suivants
  • Relation de confiance établie avec le comex et les principaux interlocuteur·rice·s externes ; aucun bypass de l'Assistant·e par les parties prenantes principales

Erreurs de recrutement courantes pour ce poste

Recruter un·e Assistant·e de direction en PME française est plus subtil qu'il n'y paraît. Les écueils les plus fréquents tournent autour du périmètre, du niveau d'expérience attendu, et de la dynamique de matching personnel avec le·la dirigeant·e servi·e.

  1. Confondre Assistant·e de direction et Office Manager

    L'Office Manager pilote l'office pour toute l'entreprise (fournisseurs, locaux, intendance, notes de frais, événements internes, onboarding logistique). L'Assistant·e de direction sert principalement une ou deux personnes (CEO, COO, Président·e) sur leur agenda, leurs voyages, leur courrier, leur comex et leurs sujets confidentiels. Les périmètres se recoupent partiellement mais ne sont pas équivalents. Mélanger les deux dans une annonce produit deux résultats classiques : soit vous payez 45 k€ pour un·e profil qui passera 70 % de son temps sur des sujets office génériques (frustration côté candidat·e qui cherche un rôle plus stratégique), soit vous payez 35 k€ pour un·e profil incapable de tenir le rythme d'un comex ou d'organiser un voyage stratégique (frustration côté dirigeant·e). Cadrez explicitement le scope dès l'annonce.

  2. Chercher un·e profil junior pour un rôle de direction générale

    Le piège budgétaire le plus fréquent : essayer de payer 28-32 k€ un·e profil pour servir un·e CEO ou un·e Président·e en PME ou ETI. Le rôle requiert une maturité opérationnelle qui ne se développe pas en moins de 3 ans, et idéalement 5-8 ans pour les comex les plus exigeants. Recruter un·e Assistant·e junior pour servir un·e dirigeant·e exécutif·ve produit des erreurs coûteuses sur l'agenda, les voyages, les écrits, et finit par dégrader la relation jusqu'à un départ en 6-12 mois. Si le budget est contraint, deux options : (1) recruter un·e profil junior pour servir un·e middle manager et investir dans un·e Assistant·e expérimenté·e dédié·e au comex, ou (2) fractionner un·e Assistant·e senior à 0,6-0,8 ETP plutôt qu'un plein temps junior.

  3. Sous-estimer la qualité de l'écrit dans l'évaluation

    Beaucoup de recruteur·euse·s testent l'organisation et l'agenda en entretien mais négligent l'évaluation des écrits. Un·e Assistant·e de direction passe 30-40 % de son temps à rédiger : mails au nom du·de la dirigeant·e, comptes-rendus de comex, notes de cadrage, correspondance avec des board members, courriers officiels. Une plume médiocre détruit la crédibilité du·de la dirigeant·e en externe et oblige à des relectures permanentes en interne. Intégrez systématiquement un écrit court à produire dans le cas pratique (mail de relance, compte-rendu, note de cadrage) et notez la qualité rédactionnelle au même niveau que la méthode d'organisation.

  4. Ignorer la posture face au comex

    L'Assistant·e de direction excellent·e n'est pas un·e exécutant·e silencieux·se : c'est un·e partenaire actif·ve qui sait dire non à un·e dirigeant·e, pousser une recommandation contre son avis initial, ou protéger un créneau d'agenda contre la sur-sollicitation. Beaucoup de recruteur·euse·s sélectionnent sur la docilité ou le sens du service et obtiennent un·e Assistant·e qui se fait écraser au premier comex difficile, ne tient pas les procédures, ou laisse son·sa dirigeant·e s'épuiser sans alerter. Testez explicitement la posture en entretien (« racontez-moi la dernière fois où vous avez dit non à un·e dirigeant·e ») et n'embauchez pas si la réponse est évasive.

Questions fréquentes

  • Quel est le salaire d'un·e Assistant·e de direction en PME ou ETI française ?

    La fourchette de référence pour un·e Assistant·e de direction expérimenté·e (3 à 8 ans d'expérience) en PME ou ETI française est de 35 à 58 k€ bruts annuels (médiane autour de 45 k€). Paris et grandes métropoles tirent vers le haut (+10 à +15 %) ; les régions tirent vers le bas. Les profils qui couvrent un volet international (anglais courant, organisation de déplacements multi-pays, interface avec des board members étrangers) ou qui servent un comité exécutif élargi tirent vers le haut. Ce poste n'a pas de variable structurel ; certaines entreprises proposent un 13e mois ou une prime de fin d'année basée sur l'appréciation du·de la dirigeant·e servi·e. Au-delà de 60 k€ on entre sur du profil Chief of Staff ou Executive Assistant à l'anglo-saxonne.

  • Quelle est la différence entre Assistant·e de direction et Office Manager ?

    L'Assistant·e de direction sert principalement une ou deux personnes (CEO, COO, Président·e, Directeur·rice général·e) sur leur agenda, leurs voyages, leur courrier, leur comex et leurs sujets confidentiels. Le périmètre est l'écosystème personnel et stratégique des dirigeant·e·s servi·e·s. L'Office Manager pilote l'office pour toute l'entreprise : fournisseurs, locaux, intendance, notes de frais, événements internes, onboarding logistique, et souvent un premier volet RH en PME. Les deux rôles se recoupent partiellement mais ne sont pas équivalents. Mélanger les deux dans une annonce produit soit une frustration côté candidat·e (poste trop tactique pour son expérience), soit un échec côté entreprise (sujets stratégiques mal pilotés).

  • Un·e Assistant·e de direction doit-il·elle parler anglais ?

    Cela dépend du périmètre. Pour un·e dirigeant·e de PME française servant exclusivement un marché national, le français suffit. Dès que le·la dirigeant·e a des interactions régulières avec des board members étrangers, des clients internationaux, des investisseur·euse·s en anglais, ou organise des déplacements à l'étranger, l'anglais business courant à l'écrit et à l'oral devient un critère filtrant. Précisez le niveau attendu dans l'annonce (niveau B2 vs. C1 vs. bilingue), et testez explicitement en entretien si le périmètre le justifie. Surpayer un·e profil bilingue pour un poste qui ne le requiert pas est une erreur de calibrage ; sous-payer un·e profil monolingue pour un poste international est une erreur encore plus coûteuse.

  • Combien de temps faut-il pour recruter un·e Assistant·e de direction en France ?

    Comptez 35 à 55 jours entre la publication de l'annonce et la signature de la promesse d'embauche pour un poste mid-level en PME ou ETI. Les délais s'allongent en cas de cycle multi-étapes (phone screen + cas pratique + entretien avec le·la dirigeant·e + références) et sur les postes qui servent un comex exigeant où le matching personnel est décisif. Réduire le délai en dessous de 35 jours impose en général de sacrifier l'étape de cas pratique ou de référencement, ce qui dégrade fortement la qualité du recrutement sur un poste où l'erreur de casting coûte plusieurs mois de transition.

  • Quelles sont les obligations légales d'une annonce Assistant·e de direction en France ?

    Trois obligations principales : (1) intitulé neutre ou avec mention H/F pour respecter l'article L. 1142-1 du Code du travail, (2) affichage de la fourchette salariale ou communication avant le premier entretien (directive 2023/970 sur la transparence des rémunérations, transposition en droit français au plus tard le 7 juin 2026), (3) transparence sur tout outil d'IA utilisé pour le tri des candidatures et garantie d'une supervision humaine (EU AI Act, applicable au 2 août 2026). Les questions sur l'âge, l'origine, la situation familiale et la religion sont prohibées en entretien (Code pénal art. 225-1).

  • Un·e Assistant·e de direction peut-il·elle travailler en hybride ou en télétravail ?

    Le télétravail partiel (1-2 jours par semaine) est possible et de plus en plus courant en PME et ETI françaises. Le télétravail intégral est rarement compatible avec ce rôle : la posture de partenariat avec le·la dirigeant·e servi·e, la qualité de la communication non-verbale en comex, la gestion de documents physiques sensibles, et l'accueil de visiteur·euse·s externes imposent une présence régulière sur site. Le standard en 2026 est 3 jours sur site et 2 jours en télétravail, calés sur les besoins du·de la dirigeant·e (présence systématique les jours de comex et de board, flexibilité sur le reste). Le full on-site reste fréquent dans les secteurs traditionnels (banque privée, cabinets d'avocats classiques, certaines ETI industrielles).

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