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Gestionnaire de paie

Fiche de poste, salaire, sourcing, 15 questions d'entretien et plan 30/60/90 pour recruter un gestionnaire de paie en PME française.

Compilé par l'équipe Join à partir de données publiques et de notre expérience de recrutement.

Mis à jour

En un coup d'œil

  • Salaire médian 40 000 € 32 000 € – 52 000 €
  • Délai de recrutement 40–60 jours
  • Expérience 3–8 ans

Comment recruter un gestionnaire de paie pour votre PME

Avant de rédiger l’annonce, posez-vous trois questions de cadrage. Elles déterminent le profil que vous cherchez réellement et évitent les erreurs de séniorité courantes en PME.

Question 1 : Gestionnaire de paie dédié·e ou comptable polyvalent·e ? En dessous de 20 bulletins par mois sur une convention unique et sans variable, un·e comptable général·e avec un module paie sur son logiciel peut suffire. Au-delà, la paie devient un métier à part entière. Mélanger les deux dans l’annonce attire des candidat·e·s mal-fittés et coûte du temps. Précisez la séniorité paie attendue dès le titre : « Gestionnaire de paie (H, F ou X) » et non « Profil paie et comptabilité » qui ne dit rien.

Question 2 : Quel périmètre exact ? Le périmètre d’un·e gestionnaire de paie varie énormément : production paie pure, ou avec administration du personnel, avec ou sans participation à la consolidation paie multi-sociétés, avec ou sans paie internationale (expatrié·e·s, salarié·e·s détaché·e·s). Listez explicitement les domaines couverts dans l’annonce. Un·e profil dédié·e production paie sans expérience ADP aura besoin de 2 à 4 mois de formation s’il faut la prendre en charge ; un·e profil polyvalent·e attendra des sujets variés et s’ennuiera vite sur de la pure production.

Question 3 : Quelle convention collective et quel logiciel ? L’écosystème compte plus que sur les autres postes paie. Un·e candidat·e formé·e sur Silae ne sera pas immédiatement productif·ve sur ADP ou Sage Paie sans 2 à 8 semaines de prise en main. Une convention Syntec ne se transpose pas en métallurgie sans 3 à 6 mois de réadaptation. Mentionnez explicitement votre convention applicable et votre logiciel dans l’annonce ; les candidat·e·s expérimenté·e·s filtrent souvent sur ces deux critères avant tout le reste.

Si les trois réponses convergent vers un·e gestionnaire de paie dédié·e à temps plein (et non un·e comptable avec module paie ou un·e responsable paie), passez au modèle d’annonce ci-dessous.

Modèle de fiche de poste

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Gestionnaire de paie (H, F ou X), PME française

Mission. Produire la paie mensuelle en autonomie sur un périmètre de [X] bulletins, garantir la conformité réglementaire (URSSAF, DSN, code du travail, convention collective applicable) et accompagner les salarié·e·s sur leurs questions paie. Vous reportez au·à la [DRH / RAF / DAF / dirigeant·e].

Responsabilités.

  • Collecter, contrôler et saisir les éléments variables de paie (heures supplémentaires, primes, absences, arrêts maladie, congés).
  • Produire les bulletins de paie mensuels en autonomie sous [Silae / ADP / Sage Paie / PayFit / Cegid Paie / autre].
  • Établir et déposer la DSN mensuelle ainsi que les déclarations sociales associées (URSSAF, retraite complémentaire, prévoyance, mutuelle).
  • Calculer les indemnités de fin de contrat (indemnité de licenciement, indemnité compensatrice de congés payés, indemnité de rupture conventionnelle) selon le code du travail et la convention collective applicable.
  • Assurer la veille réglementaire (LFSS, avenants conventionnels, jurisprudence) et déployer les évolutions dans la paie.
  • Répondre aux questions des salarié·e·s sur leur bulletin et leur rémunération avec pédagogie ; rédiger les attestations courantes (attestation employeur, certificat de travail, attestation France Travail).
  • Préparer les dossiers de contrôle URSSAF et accompagner les audits (CAC, expert-comptable).
  • [Si applicable] Gérer l’administration du personnel : DPAE, contrats de travail, avenants, suivi des arrêts maladie, sorties.

Profil recherché.

  • Indispensable : titre professionnel Gestionnaire de paie (RNCP niveau 5) ou licence professionnelle équivalente ; 3 à 8 ans d’expérience en production paie dont au moins 2 sur un périmètre en autonomie ; maîtrise d’au moins un logiciel paie courant ; connaissance opérationnelle de la convention collective [Syntec / métallurgie / BTP / hôtellerie-restauration / autre].
  • Apprécié : expérience multi-sociétés ou multi-conventions ; familiarité avec un SIRH (Lucca, Eurécia, PayFit, BambooHR) ; expérience paie internationale ou expatrié·e·s ; tableurs avancés.
  • Disqualifiant : aucune expérience de production DSN en autonomie ; aucune familiarité avec les contrôles URSSAF ; refus de manipuler les outils modernes (logiciels cloud, automatisation).

Conditions.

  • Rémunération brute annuelle : fixe [32-52] k€. Pas de variable structurel ; prime ou intéressement éventuel selon les pratiques de la société.
  • Modalité : [temps plein, hybride 2-3 jours par semaine sur site, base à [ville]].
  • Avantages : [mutuelle, tickets resto, prime d’ancienneté, congés, télétravail policy, formation continue (GERESO, Editions Tissot)].
  • Stack : [logiciel paie, SIRH, outils ADP si applicable].

Fourchette salariale

Salaire fixe annuel brut

25e centile
32 000 €
Médiane
40 000 €
75e centile
52 000 €

Fourchette de référence pour un gestionnaire de paie mid-level (3 à 8 ans d'expérience, dont 2 sur un périmètre paie en autonomie) en PME française basée à Paris ou Île-de-France. Les régions tirent vers le bas de 8 à 12 %. La maîtrise de Silae ou ADP, et l'expérience de conventions collectives complexes (Syntec, métallurgie, BTP, hôtellerie-restauration) tirent vers le haut. Pas de variable structurel sur ce poste.

Sources: INSEE, DADS 2024 (PCS 543b, Employés qualifiés des services comptables et financiers) ; APEC, Référentiel salaires Finance et Comptabilité 2025 ; Talent.com, Salaire gestionnaire de paie France 2025

Où sourcer ce profil

  1. LinkedIn

    200 à 400 € par mois pour les Job Slots, 800 € si vous activez Recruiter Lite

    Canal central pour les profils paie mid à senior en France. La majorité des gestionnaires de paie expérimenté·e·s y tiennent un profil actif, surtout celles et ceux qui visent une montée en compétence (paie internationale, consolidation paie, paie complexe sur convention). Le sourcing actif (InMail) donne un meilleur signal que le Job Post seul ; comptez 30 à 50 % de réponses positives sur des messages bien ciblés.

  2. Welcome to the Jungle

    À partir de 990 € HT par offre

    Forte audience PME et scale-up modernes sur Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes. Profils paie qui valorisent la culture d'entreprise et les outils modernes (Silae, PayFit, Lucca). Bien adapté si vous utilisez un SIRH récent et si votre marque employeur s'appuie sur la transparence (vidéos d'équipe, témoignages). Moins pertinent pour les profils paie BTP, industrie lourde ou secteur public.

  3. Cabinets spécialisés paie (Hays Paie, Fed Finance, Robert Half)

    18 à 22 % du salaire annuel brut sur recrutement abouti

    Pertinent quand vous cherchez un profil rare : paie internationale, consolidation multi-sociétés, convention complexe (Syntec, métallurgie, transports). Les cabinets pré-qualifient les candidat·e·s sur la maîtrise logicielle et la connaissance des conventions, ce qui réduit le coût de filtrage en interne. Coût plus élevé qu'un job board, mais signal de qualité supérieur et délai souvent plus court.

  4. Cooptation et réseau interne

    Prime de cooptation 1 500 à 3 000 € versée à la signature

    Sous-utilisé pour les postes paie alors que les communautés professionnelles (groupes Facebook paie, forums RH, anciens élèves des écoles de paie type ENGDE ou Sciences U) sont actives. Une prime de cooptation de 1 500 à 3 000 € attire les profils confidentiels qui ne postulent pas sur les job boards. Particulièrement efficace pour les profils 5 ans et plus avec spécialisation.

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Playbook d'évaluation

Le rôle de gestionnaire de paie se signale à travers quatre stades d'évaluation. Le cas pratique (stade 3) est central : sans test technique sur un bulletin complexe, vous embauchez à l'aveugle sur le sujet qui présente le risque opérationnel le plus élevé en PME (URSSAF, DSN, contentieux salarié).

  1. Stade 1: Lecture du CV

    Cherchez trois signaux. (1) Convention collective travaillée : un profil paie Syntec ne lira pas la convention métallurgie sans 3 à 6 mois de réadaptation. (2) Logiciel paie maîtrisé : Silae, ADP, Sage Paie, PayFit, Cegid Paie ont des logiques très différentes ; un profil Silae sera productif sur PayFit en 2 à 4 semaines, mais sur ADP ou Sage il faut compter 2 à 3 mois. (3) Périmètre : nombre de bulletins par mois traités en autonomie, multi-sociétés ou non, paie internationale ou non. Une expérience uniquement sur paie simple (moins de 50 bulletins, convention unique, pas de variable) limite la transposition.

  2. Stade 2: Phone screen (30 min)

    Trois questions seulement. (1) « Décrivez votre périmètre actuel : combien de bulletins, quelle convention, quel logiciel ? ». (2) « Quelle est la dernière modification réglementaire que vous avez intégrée et comment vous êtes-vous formé·e dessus ? » (révèle la veille active vs. passive). (3) « Pourquoi un changement maintenant ? ». Sortie : go ou no-go en 5 min de débrief.

  3. Stade 3: Cas pratique paie (90 min)

    Le test technique non-négociable. Confiez en amont un bulletin complexe à reconstituer : salarié·e cadre au forfait jours, convention Syntec, avec arrêt maladie partiel sur le mois, prime exceptionnelle, titre-restaurant, mutuelle famille, et taux de cotisation patronale spécifique. Le ou la candidat·e remet le bulletin reconstitué plus un mémo expliquant les choix de calcul. Évaluez la rigueur des calculs (assiettes, taux, exonérations) et la qualité de la justification écrite. Un·e gestionnaire de paie qui produit un bulletin juste mais ne sait pas justifier les choix est inquiet·e pour les contrôles URSSAF.

  4. Stade 4: Entretien structuré (60 min)

    Utilisez le set de 15 questions ci-dessous, alterné entre behavioral, situational, technical, case et values. Insistez sur les questions de veille réglementaire et de communication salarié : ces deux dimensions sont sous-évaluées dans la plupart des recrutements paie et causent les pires frictions opérationnelles. Deux intervieweurs minimum (idéalement RH ou DAF plus un·e gestionnaire de paie senior si disponible), scoring indépendant avant débrief.

Questions d'entretien structurées

  1. Comportementale Adaptation aux changements réglementaires

    Décrivez la dernière modification réglementaire significative que vous avez intégrée dans votre paie (loi de financement de la sécurité sociale, changement de barème, nouvelle exonération). Comment vous êtes-vous formé·e et comment l'avez-vous déployée ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Veille active vs. passive. Le ou la candidat·e cite une source précise (Editions Tissot, Editions Francis Lefebvre, GERESO, Liaisons Sociales, URSSAF Caisse Nationale, Net-entreprises), un délai d'intégration court (sous 30 jours après publication du texte), et une communication structurée aux salarié·e·s impacté·e·s. Les profils qui répondent « je laisse mon logiciel gérer » révèlent une dépendance dangereuse à l'éditeur ; les profils qui n'ont aucun exemple récent n'ont pas porté la paie en autonomie.

  2. Comportementale Rigueur sur la conformité

    Parlez-moi d'une erreur de paie significative que vous avez commise. Comment l'avez-vous détectée, comment l'avez-vous corrigée, qu'avez-vous mis en place pour qu'elle ne se reproduise pas ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Honnêteté et capacité à structurer un retour d'expérience. Le ou la candidat·e décrit la nature de l'erreur (de saisie, d'interprétation réglementaire, de paramétrage logiciel), la chronologie de la détection (auto-détection en contrôle vs. signalement salarié vs. contrôle URSSAF), la régularisation (bulletin rectificatif, DSN corrective, remboursement), et le contrôle préventif mis en place. Les candidat·e·s qui « n'ont jamais commis d'erreur » mentent ou n'ont pas géré un volume significatif.

  3. Comportementale Communication auprès des salariés

    Décrivez la fois où vous avez dû expliquer un point de paie à un·e salarié·e mécontent·e (retenue, écart sur prime, calcul d'indemnité). Comment avez-vous géré l'échange ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Pédagogie et capacité à tenir une explication technique sans condescendance ni jargon. Bonus : le ou la candidat·e cite une trace écrite (mail récapitulatif, fiche d'explication) qui désamorce les contestations futures. Les profils qui décrivent l'échange en « je leur ai dit que c'était comme ça » sont à écarter : la communication salarié est le premier point de friction en PME et un mauvais réflexe ici dégrade le climat social.

Comment reconnaître un·e excellent·e Sales Manager

Compétence Sous la barre Au niveau Au-dessus
Maîtrise du droit social Connaît les mécanismes paie de base (cotisations courantes, calcul du net) mais bute sur les sujets juridiquement sensibles (indemnités de licenciement, requalification, primes exonérées). Cite peu de sources réglementaires fiables. Maîtrise le code du travail et le code de la sécurité sociale sur le périmètre courant. Sait construire un calcul d'indemnité de licenciement, traiter un arrêt maladie, qualifier une prime selon les critères d'exonération. Source ses réponses (article de loi, circulaire URSSAF, jurisprudence). Référent·e juridique sur la paie en interne. Anticipe les évolutions réglementaires (LFSS, transposition de directives) et conseille la direction sur l'organisation paie. Sait dialoguer d'égal à égal avec un·e avocat·e en droit social et structurer un dossier de contentieux.
Rigueur sur la conformité URSSAF et DSN Dépose les DSN à temps mais ne contrôle pas systématiquement les écarts de cotisation. Découvre les anomalies en contrôle URSSAF, pas en amont. Peu de traçabilité sur les paramétrages logiciels. Routine de contrôle structurée : vérification mensuelle des assiettes par tranche, contrôle annuel des bases déclarées vs. masse salariale, archivage des justifications de paramétrage. DSN sans rejet sur l'année. Construit un dispositif de contrôle qui résiste à un audit URSSAF avec très peu d'observations. Documente la justification de chaque paramétrage non-standard. Anticipe les zones de redressement classique (réduction Fillon, frais professionnels, avantages en nature, intéressement).
Connaissance des conventions collectives Connaît la convention en place mais peine à interpréter un avenant nouveau ou à transposer une règle conventionnelle dans le paramétrage logiciel. Dépendant·e de l'éditeur ou de l'expert-comptable pour les sujets conventionnels. Lit et applique la convention en autonomie. Sait paramétrer une nouvelle prime conventionnelle, calculer une indemnité conventionnelle de licenciement, vérifier une majoration d'heures supplémentaires selon le texte de branche. Veille active sur les avenants. Maîtrise plusieurs conventions (idéalement la vôtre plus une convention proche) et sait basculer un référentiel en cas de changement d'application. Source primaire (texte de branche, avenants, accords d'entreprise) plutôt que dérivée (logiciel, expert-comptable).
Communication auprès des salariés Répond aux questions salarié·e·s en jargon paie ou en « c'est comme ça ». Évite les explications détaillées par crainte de l'erreur. Aucune trace écrite des explications fournies. Sait expliquer un bulletin ligne par ligne à un·e salarié·e en vocabulaire opérationnel. Maintient une posture cordiale même sur les sujets de friction (retenue, écart de prime). Envoie des récapitulatifs écrits sur les sujets sensibles. Référent·e paie reconnu·e par les salarié·e·s : on consulte avant un événement de vie (mariage, naissance, mobilité, départ) pour anticiper l'impact paie. Construit des supports pédagogiques (FAQ paie, guides de lecture du bulletin) qui réduisent durablement le volume de questions répétitives.
Adaptation aux changements réglementaires Découvre les changements réglementaires par le logiciel ou l'expert-comptable. Pas de veille structurée. Délai d'intégration supérieur à 3 mois après publication du texte. Veille active sur 2 à 3 sources fiables (Editions Tissot, Editions Francis Lefebvre, GERESO, URSSAF Caisse Nationale, Net-entreprises). Intègre les changements dans les 30 jours suivant publication. Communique aux salarié·e·s impacté·e·s. Anticipe les évolutions législatives en amont de la publication (suivi des projets de loi de financement de la sécurité sociale, des transpositions de directives). Forme l'équipe et la direction sur les implications. Capable de challenger un éditeur logiciel qui aurait mal intégré un changement.
Autonomie et gestion d'imprévu Besoin de validation fréquente pour les écritures non-courantes. Stress visible sous deadline paie ; cas non prévu (logiciel qui plante, demande inhabituelle) tend à bloquer la production. Autonomie sur la production paie mensuelle et la DSN. Gère les imprévus standards (logiciel indisponible, demande de dernière minute) sans escalader inutilement. Tient la deadline DSN même en mois tendu. Pilote la paie comme une chef·fe de projet : check-list documentée, anticipation des dépendances avec d'autres fonctions (RH, comptabilité, expert-comptable), plans B opérationnels en cas d'imprévu. Sérénité et fermeté sous pression.

Plan 30/60/90 jours

À J+30

  • Cartographie complète du périmètre paie : nombre de bulletins, conventions appliquées, logiciel et paramétrages clés, calendrier mensuel des opérations (collecte des variables, contrôles, déclarations)
  • Audit du paramétrage logiciel sur les rubriques sensibles : convention collective à jour, réduction générale des cotisations, taux URSSAF, taux retraite complémentaire, traitement des avantages en nature
  • Premier 1:1 documenté avec la DRH ou la DAF sur les priorités du poste et les zones de risque héritées
  • Première paie mensuelle produite en double avec le ou la prédécesseur·e ou l'expert-comptable selon le contexte

À J+60

  • Production autonome de la paie mensuelle complète sur 2 cycles consécutifs sans glissement de deadline
  • DSN mensuelle déposée sans rejet ; régularisation des éventuels écarts hérités (DSN corrective si nécessaire)
  • Veille réglementaire formalisée : 2 à 3 sources actives, calendrier de revue trimestrielle des évolutions
  • Documentation des procédures paie clés (clôture mensuelle, sortie de salarié·e, arrêt maladie, prime exceptionnelle)

À J+90

  • Cadence de production paie stable et tenue ; aucune erreur significative remontée par les salarié·e·s sur les 2 dernières paies
  • Premier dossier de préparation de contrôle URSSAF structuré (traçabilité des paramétrages, justification des assiettes, archivage des avenants)
  • Premier reporting paie mensuel partagé avec la direction (masse salariale, évolution effectif, points d'attention réglementaire)
  • Bilan formel avec la DRH ou la DAF : axes de progression identifiés pour les 90 jours suivants

Erreurs de recrutement courantes pour ce poste

Le recrutement d'un·e gestionnaire de paie tombe dans des pièges spécifiques. Quatre erreurs ressortent systématiquement en PME française et expliquent la majorité des recrutements ratés sur ce poste.

  1. Juger uniquement sur le logiciel maîtrisé

    Beaucoup d'annonces filtrent dès le tri sur le logiciel paie exact (« maîtrise impérative de Silae »). Cela élimine 70 à 80 % des candidat·e·s, dont certain·e·s sont techniquement excellent·e·s mais formé·e·s sur ADP, Sage Paie, ou PayFit. Un·e bon·ne gestionnaire de paie devient productif·ve sur un nouveau logiciel en 2 à 8 semaines selon la complexité ; les fondamentaux (droit social, conventions, contrôles) sont infiniment moins transposables que la prise en main d'une nouvelle interface. Filtrez d'abord sur le périmètre et la convention, ensuite sur l'outil.

  2. Négliger la veille réglementaire

    La paie change tous les ans (loi de financement de la sécurité sociale au 1er janvier, transposition de directives européennes, jurisprudence URSSAF). Un·e gestionnaire de paie qui ne fait pas de veille active sera dépassé·e en 18 à 24 mois. Pourtant la plupart des entretiens n'évaluent jamais cette dimension. La question « quelle est la dernière modification réglementaire que vous avez intégrée ? » doit être posée systématiquement ; elle révèle plus que dix questions techniques sur les calculs.

  3. Sous-estimer le contact salariés

    En PME, le ou la gestionnaire de paie est souvent le premier point de contact des salarié·e·s sur les questions de rémunération, de bulletin, de mutuelle, d'arrêt maladie. Un·e profil techniquement solide mais sec ou condescendant·e dans la communication produit des frictions durables : contestations qui s'enveniment, escalades inutiles à la direction, climat social dégradé. La pédagogie sur le bulletin de paie doit être une compétence évaluée en entretien, pas un bonus.

  4. Confondre gestionnaire de paie et comptable

    Le ou la comptable général·e peut traiter la paie en environnement très simple (moins de 20 bulletins, convention unique, pas de variable). Au-delà, la spécialisation paie devient un métier distinct : maîtrise du droit social, des conventions collectives, des contrôles URSSAF, de la DSN. Recruter un·e comptable pour un poste paie au-delà de 30 bulletins produit deux résultats classiques : soit le ou la profil galère et finit par démissionner, soit les erreurs paie s'accumulent et provoquent un contrôle URSSAF douloureux. Cadrez explicitement la séniorité paie attendue.

Questions fréquentes

  • Quel est le salaire d'un gestionnaire de paie en PME française ?

    La fourchette de référence pour un gestionnaire de paie mid-level (3 à 8 ans d'expérience) en PME française est de 32 à 52 k€ bruts annuels, médiane autour de 40 k€. Île-de-France tire vers le haut de 8 à 12 % ; les régions tirent vers le bas. La maîtrise de Silae ou ADP, l'expérience de conventions complexes (Syntec, métallurgie, BTP) et la capacité à porter la paie internationale tirent vers le haut. Pas de variable structurel sur ce poste, certaines PME proposent un 13e mois ou une prime d'intéressement.

  • Quelle est la différence entre gestionnaire de paie et comptable ?

    Le ou la comptable général·e peut traiter la paie en environnement très simple (moins de 20 bulletins, convention unique, pas de variable). Au-delà, la spécialisation paie devient un métier distinct : maîtrise du code du travail et du code de la sécurité sociale, des conventions collectives, des contrôles URSSAF, du dépôt DSN, de la veille réglementaire. Un gestionnaire de paie expérimenté·e gère 200 à 400 bulletins par mois en autonomie sur un périmètre mono-société, ou 80 à 150 bulletins en multi-sociétés ou multi-conventions.

  • Combien de temps faut-il pour recruter un gestionnaire de paie en France ?

    Comptez 40 à 60 jours entre la publication de l'annonce et la signature. Le marché est tendu sur les profils mid à senior avec spécialisation paie complexe (Syntec, métallurgie, paie internationale) ; les délais s'allongent en septembre et en janvier (calendrier de mobilité après clôture annuelle). Réduire le délai en dessous de 40 jours impose en général de sacrifier le cas pratique technique, ce qui dégrade fortement la qualité du recrutement et augmente le risque d'erreur paie en clôture.

  • Quelles sont les obligations légales d'une annonce gestionnaire de paie en France ?

    Trois obligations principales. (1) Intitulé neutre ou avec mention H, F ou X (article L. 1142-1 du code du travail). (2) Affichage de la fourchette salariale ou communication avant le premier entretien (directive européenne 2023/970, transposition au plus tard le 7 juin 2026). (3) Transparence sur tout outil d'IA utilisé pour le tri des candidatures et supervision humaine garantie (EU AI Act, applicable au 2 août 2026). La mention de la convention collective applicable n'est pas obligatoire dans l'annonce mais fortement recommandée car elle filtre les candidat·e·s pertinent·e·s.

  • Quel diplôme attendre d'un·e gestionnaire de paie ?

    Le titre professionnel Gestionnaire de paie (RNCP niveau 5, équivalent bac+2) est le standard d'entrée. La licence professionnelle Métiers de la gestion et de la comptabilité (bac+3) est attendue pour les profils mid à senior. Les écoles spécialisées paie (ENGDE, Sciences U, GERESO, IGEFI) délivrent des certifications reconnues sur le marché. Une expérience équivalente sans diplôme est acceptable en PME si validée par les références ; ne pas filtrer dur sur le diplôme, le marché est trop tendu pour cela.

  • Le ou la gestionnaire de paie doit-il aussi gérer l'administration du personnel ?

    En PME en dessous de 100 salarié·e·s, c'est très fréquent et même attendu : rédaction des contrats de travail simples, gestion des entrées et sorties, suivi des arrêts maladie, déclarations préalables à l'embauche. Au-delà, l'ADP devient souvent un poste dédié ou rattaché aux RH. Précisez explicitement dans l'annonce si l'ADP est intégrée au périmètre : un·e gestionnaire de paie pur·e sans expérience ADP aura besoin de 2 à 4 mois de formation, et le périmètre élargi justifie un salaire en haut de fourchette.

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