France Marketing & relations publiques Confirmé·e

Marketing Manager

Fiche de poste, salaire, sourcing, 15 questions d'entretien et plan 30/60/90 pour recruter un·e Marketing Manager généraliste en PME française.

Compilé par l'équipe Join à partir de données publiques et de notre expérience de recrutement.

Mis à jour

En un coup d'œil

  • Salaire médian 52 000 € 42 000 € – 65 000 €
  • Délai de recrutement 40–70 jours
  • Expérience 4–8 ans

Comment recruter un·e Marketing Manager pour votre PME

Avant de rédiger l’annonce, posez-vous trois questions de cadrage. Elles déterminent si le recrutement est le bon levier, et de quel profil vous avez réellement besoin. Le rôle de Marketing Manager en PME est l’un des plus mal cadrés du marché : la même intitulé recouvre des profils qui n’opèrent pas du tout au même niveau.

Êtes-vous en train de recruter votre premier·ère marketing hire, ou un·e nième ? Le premier·ère marketing hire construit la fonction de zéro : audit de l’existant, choix des outils, plan éditorial, premières campagnes mesurables, dashboard partagé avec le commercial. Il faut un·e profil généraliste autonome, à l’aise dans l’ambiguïté, qui sait dire non au CEO quand un projet n’a pas d’impact business. Un·e nième arrive dans une fonction déjà cadrée et exécute sur un périmètre défini ; il faut un·e profil qui sait s’intégrer dans une cadence existante. Ces deux profils se reconnaissent à des questions différentes en entretien (voir la section Évaluation). Précisez explicitement la situation dans l’annonce ; sinon vous attirez les mauvais profils.

Demand generation ou brand : quelle priorité sur les 12 prochains mois ? Le demand gen produit du pipeline commercial chiffré (MQL, SQL, opportunités) et un retour sur investissement mesurable à 6-12 mois. Le brand construit une notoriété et une préférence d’achat sur 18-36 mois, plus difficiles à mesurer mais qui deviennent un moat à mesure que l’entreprise grandit. Les PME en sortie d’amorçage (jusqu’à 5 M€ ARR environ) ont presque toujours besoin de prioriser le demand gen ; les PME établies (au-delà de 10 M€ ARR) bénéficient d’un investissement brand structuré. Embaucher un·e profil brand pour un objectif demand gen produit des résultats invisibles ; l’inverse produit du pipeline sans personnalité de marque. Cadrez la priorité avant l’embauche.

Quel budget marketing total annuel pouvez-vous réellement engager ? Le coût d’un·e Marketing Manager (52 k€ brut médian + charges = ~75 k€ all-in) est seulement une partie du budget marketing. Pour qu’il·elle puisse exécuter, prévoyez 30 à 80 k€ supplémentaires par an pour les outils (CRM, automation, analytics, SEO), la production de contenu freelance (8-15 k€), et l’acquisition payante si applicable (15-40 k€). Sous un budget total de 100 k€ all-in, le·la Marketing Manager passera 80 % de son temps à exécuter en propre sans levier ; au-dessus de 200 k€ all-in, vous pouvez prévoir des chantiers ambitieux. Si votre budget total est inférieur à 60 k€ all-in, envisagez un·e marketing fractionné·e ou un·e freelance senior plutôt qu’un·e plein temps.

Calcul de capacité indicative : un·e Marketing Manager généraliste pilote 3 à 5 chantiers en parallèle dans une PME. Au-delà, la qualité d’exécution chute. Si vous avez plus de 5 chantiers prioritaires, recrutez un·e second·e marketeur·euse ou un·e profil senior avec un·e Content Manager en support.

Modèle de fiche de poste

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Marketing Manager (H/F), PME française

[Nom de l’entreprise], PME [secteur] basée à [ville], [X] employé·e·s, [X] M€ d’ARR ou de CA, recherche un·e Marketing Manager généraliste pour piloter l’ensemble du mix marketing.

Votre mission

En tant que Marketing Manager, vous construisez et exécutez le plan marketing de l’entreprise sur l’ensemble du mix : contenu, acquisition, brand, produit marketing. Vous travaillez en autonomie en lien direct avec le·la [CEO / Directeur·rice commercial·e], et vous coordonnez 1-2 freelances ou une agence sur les chantiers complémentaires. Premier·ère marketing hire de l’équipe, vous bâtissez la fonction et son·sa cadence à partir de zéro.

Responsabilités principales

  • Construire et tenir le plan marketing trimestriel ancré sur les objectifs commerciaux (pipeline généré, MQL, CAC).
  • Piloter l’ensemble du mix : contenu (articles, études de cas, pages produit), SEO, acquisition payante si budget, brand, produit marketing (positionnement, messaging, pages produit).
  • Définir et tenir la cadence éditoriale (2-4 contenus publiés par mois) en coordination avec des freelances qualifié·e·s et les expert·e·s métier en interne.
  • Maintenir une cadence partagée avec l’équipe commerciale : weekly de 30 min sur la qualité des leads, dashboard partagé ventes / marketing, définition commune du MQL et du SQL.
  • Choisir, paramétrer et tenir le stack marketing (CRM, automation, analytics, SEO).
  • Construire un dashboard mensuel partagé avec la direction sur la santé du pipeline marketing et la performance par canal.

Profil recherché

  • Indispensable : [4 à 8] années d’expérience en marketing B2B ou B2C selon contexte, dont au moins 2 ans en in-house en PME (pas uniquement en agence) ; pilotage d’un budget marketing en autonomie ; maîtrise opérationnelle d’un CRM (HubSpot, Salesforce, Pipedrive) et d’un outil analytics (GA4, Plausible).
  • Apprécié : expérience d’un cycle de vente similaire au nôtre [B2B SaaS / e-commerce / services] ; pratique du SEO d’autorité ou de l’acquisition payante (Google Ads, paid social) ; familiarité avec un outil d’automation (HubSpot, Customer.io, Mailchimp).
  • Disqualifiant : uniquement de l’expérience agence sans pilotage in-house ; aucune expérience de collaboration directe avec une équipe commerciale ; refus de manipuler les outils analytics ou de calculer un CAC.

Ce que nous offrons

  • Rémunération brute annuelle : fixe [42-65] k€. Pas de variable structurel sur ce poste ; prime annuelle ou intéressement éventuel selon les pratiques de la société et les objectifs marketing chiffrés atteints.
  • Modalité : [temps plein, hybride 2-3 jours / semaine sur site, base à [ville]].
  • Avantages : [mutuelle, tickets resto, BSPCE éventuels, congés, télétravail policy, budget formation continue].
  • Stack actuel : [CRM, outils analytics, automation, SEO, design].

Fourchette salariale

Salaire fixe annuel brut

25e centile
42 000 €
Médiane
52 000 €
75e centile
65 000 €

Fourchette de référence pour un·e Marketing Manager généraliste en PME française (4 à 8 ans d'expérience), souvent premier·ère marketing hire de l'entreprise. Île-de-France tire vers le haut (+10 à +15 %) ; les régions tirent vers le bas. Les profils avec acquisition payante avancée (Google Ads, paid social) ou SEO technique tirent vers le haut. Le titre « CMO » correspond à un tier au-dessus (70-120 k€ fixe avec encadrement d'équipe), traité comme rôle distinct. Pas de variable structurel en PME française sur ce poste.

Sources: APEC, Référentiel salaires Marketing / Communication 2025 ; APEC, Baromètre 2025 de la rémunération des cadres ; Welcome to the Jungle, Études salaires Marketing 2025 ; Hays, Étude rémunération Marketing & Digital 2025

Où sourcer ce profil

  1. LinkedIn

    200-400 € / mois pour les Job Slots, 600-800 € / mois avec Recruiter Lite

    Canal numéro un pour les profils marketing mid-senior en France. Le sourcing actif (InMail ciblés sur des Marketing Manager actuel·le·s dans des PME comparables) donne un meilleur signal que les Job Posts seuls. Pour un poste de Marketing Manager généraliste, attendez-vous à 50-70 % des candidatures de qualité venant d'ici si le sourcing est actif. Filtrez par taille d'entreprise précédente (10-200 employés) pour éviter les profils corporate qui n'ont jamais exécuté seul·e·s.

  2. Welcome to the Jungle

    Dès 990 € HT / offre, packs entreprise 4-6 k€ / an

    Forte audience scale-up et PME modernes à Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille. Profils marketing curieux de la culture d'entreprise et de la mission produit ; bien adapté si vous voulez attirer un·e généraliste qui valorise l'autonomie et l'impact direct. Le format vidéo de la page entreprise donne un avantage net sur les concurrents qui se contentent d'une annonce texte. Moins pertinent pour les profils B2B industriels ou les secteurs traditionnels.

  3. APEC

    Gratuit en publication standard ; options de mise en avant à 300-500 € / offre

    Canal cadres généraliste, gratuit en publication standard. Volume plus large que LinkedIn mais moins ciblé sur les profils marketing modernes (acquisition, growth, contenu) ; bien adapté pour élargir l'entonnoir sur un poste mid-tier, surtout en région. Beaucoup de profils marketing communication classique passent par APEC en complément de LinkedIn. Filtrez par années d'expérience et par mots-clés acquisition / SEO / contenu pour ne pas être submergé·e.

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Playbook d'évaluation

Le rôle de Marketing Manager se signale à travers cinq stades d'évaluation. La mise en situation (stade 4) est centrale : sans elle, il est presque impossible de distinguer un·e profil qui sait piloter un budget limité d'un·e profil qui répète des recettes d'agence.

  1. Stade 1: Lecture du CV

    Cherchez : durée de poste cohérente (au moins 18 mois sur les rôles marketing précédents), taille d'entreprise précédente (idéalement PME 10-200 employés, pas uniquement corporate), périmètre couvert (contenu, acquisition, brand, produit). Discount : profils 100 % agence sans expérience in-house récente (l'exécution quotidienne en interne est très différente de la production agence). Réservez la lecture verticale des résultats (« j'ai généré X leads ») pour l'entretien : ces chiffres sortent presque toujours de leur contexte.

  2. Stade 2: Phone screen (30 min)

    Trois questions seulement : (1) « Décrivez votre périmètre actuel et la taille de votre équipe », (2) « Sur quel levier avez-vous le plus d'impact mesurable ? Donnez un chiffre et son contexte. », (3) « Pourquoi cherchez-vous à changer maintenant ? » (récit clair vs. dispersé). Sortie : go / no-go en 5 min de débrief, pas plus.

  3. Stade 3: Entretien structuré (90 min)

    Suivez le set de 15 questions ci-dessous en alternant behavioral, situational, case, technical, et values. Demandez à la·le candidat·e de raisonner à voix haute sur la question case (priorisation de budget). Présence de 2 intervieweurs minimum (idéalement dirigeant·e + un·e personne du commercial ou du produit), scoring indépendant avant débrief.

  4. Stade 4: Mise en situation (90 min, voir Work sample)

    Plan marketing 90 jours avec un budget limité (15 k€). La·le candidat·e envoie 5 questions de cadrage en amont (révèle ce qu'il·elle priorise), puis présente le plan en 30 min suivi de 30 min de Q&R. Pondère beaucoup en faveur du final-stage decision. Les candidat·e·s qui présentent un mix d'agence (logo, charte, événements) sans hiérarchisation par impact business sont à écarter.

  5. Stade 5: Références (vérification structurée)

    Appelez 2 références : un·e ancien·ne supérieur·e (idéalement CEO ou Directeur·rice commercial·e qui a vu la·le candidat·e exécuter en autonomie) et un·e ancien·ne pair en commercial ou produit. Posez à chacun·e les mêmes 4 questions : « Sur quoi est-il·elle le·la plus fort·e ? », « Sur quoi recruteriez-vous quelqu'un·e de complémentaire ? », « Le·la reprendriez-vous demain ? Pourquoi ou pourquoi pas ? », « Un exemple concret de décision difficile prise sous votre supervision ? ». La 4e question révèle le plus de signal réel sur la posture de cadrage.

Questions d'entretien structurées

  1. Comportementale Diagnostic et apprentissage

    Décrivez le dernier trimestre où une campagne marketing importante n'a pas tenu ses objectifs. Que s'est-il passé, qu'avez-vous changé après ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Capacité à diagnostiquer les causes (mauvais ciblage, canal mal adapté, message qui ne convertit pas, problème en aval côté vente) plutôt que blame externe. Les candidat·e·s qui ne peuvent citer aucune campagne ratée ont rarement exécuté en autonomie. Bonus : la·le candidat·e cite un changement de méthode qui a survécu à cette campagne (test plus rapide, validation hypothèse avant scale, brief plus clair).

  2. Comportementale Priorisation et arbitrage

    Parlez-moi de la dernière fois où vous avez priorisé un projet marketing au détriment d'un autre que la direction voulait mener. Comment avez-vous porté l'arbitrage ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Capacité à porter une décision impopulaire sur des critères business (impact, effort, coût d'opportunité). Bonus : la·le candidat·e mentionne avoir cadré l'arbitrage avec une matrice ou des chiffres avant la discussion, plutôt que sur le feeling. Les candidat·e·s qui décrivent avoir « tout fait quand même » révèlent une faiblesse de cadrage qui posera problème dans un poste de premier·ère marketing hire.

  3. Comportementale Collaboration ventes / marketing

    Décrivez la dernière fois où vous avez travaillé avec l'équipe commerciale sur un sujet sensible (qualité des leads, écart de ciblage, message inadapté). Que s'est-il passé ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Posture de partenariat avec le commercial plutôt que défense de territoire. Capacité à entendre une critique sur la qualité des MQL sans se braquer, à proposer une métrique partagée (SQL acceptés, taux de conversion MQL→SQL) plutôt que de défendre uniquement le volume. Les candidat·e·s qui décrivent les commercial·e·s comme « ne sachant pas vendre les leads que je leur donne » seront mal embarqué·e·s dans une PME où la collaboration ventes / marketing est vitale.

Comment reconnaître un·e excellent·e Sales Manager

Compétence Sous la barre Au niveau Au-dessus
Cadrage stratégique et priorisation Saute directement à l'exécution sans audit préalable. Accepte les demandes du CEO sans reformuler en métriques business. Cumule les chantiers sans hiérarchisation par impact. Sait reformuler une demande floue (« plus de leads ») en métrique partagée avec le commercial. Distingue les chantiers à fort effet de levier des chantiers cosmétiques. Tient un plan trimestriel et le partage. Cadre les arbitrages stratégiques avant exécution : matrices impact / effort documentées, hypothèses testables, budgets alloués selon le coût d'opportunité. Sait porter une décision impopulaire au CODIR sur des critères chiffrés.
Pensée full-funnel Pense par canal isolé (« je fais du SEO », « je fais du paid »). Ne distingue pas indicateurs avancés et retardés. Pas de vision de la conversion d'un bout à l'autre du funnel. Comprend la chaîne complète : trafic → MQL → SQL → opportunité → deal. Sait où sont les goulots et alloue son effort en conséquence. Distingue rente long terme (contenu, SEO) et impact court terme (paid, événement). Pilote le funnel comme un système : ajuste l'amont (acquisition) en fonction de l'aval (conversion commerciale), instaure des métriques partagées avec le commercial, anticipe les ruptures de cadence avant impact CA.
Math marketing et allocation budget Ne sait pas calculer un CAC blended ou un payback period sans tableur. Alloue le budget par habitude ou par canal préféré, sans modèle de retour attendu. Manipule la math marketing à voix haute (CAC, LTV, payback, panier moyen). Alloue le budget par hypothèse de retour, ajuste en cours de trimestre si un canal ne tient pas. Construit et tient un modèle de prévision marketing partagé avec la direction : prévision MQL par canal, coût par MQL, conversion attendue, point mort. Sait défendre un budget devant un·e CFO avec des chiffres, pas des intuitions.
Production de contenu en interne Externalise tout à une agence ou rédige tout en solo. Pas de plan éditorial structuré ; le contenu sort par à-coups. Briefs vagues ou inexistants pour les freelances. Construit un plan éditorial trimestriel ancré sur les mots-clés à fort intent. Travaille avec 2-3 freelances qualifié·e·s sur des briefs détaillés. Maintient une cadence régulière sans dépendance à une agence. Pilote la production comme un éditeur : pool de freelances spécialisé·e·s par sujet, processus de relecture interne par les expert·e·s métier, suivi des performances par article, retournement rapide sur les contenus qui marchent. Sait identifier 1-2 contenus piliers par trimestre.
Collaboration ventes / marketing Défend le volume MQL sans dialogue avec le commercial. Ne partage pas de définition commune du MQL vs. SQL. Décrit les commercial·e·s en termes adversariaux. Définition partagée du MQL et du SQL avec le commercial. Cadence régulière (weekly de 30 min avec le·la responsable commercial·e). Sait recevoir un retour qualitatif sur la qualité des leads et l'intégrer. Instaure un dashboard partagé ventes / marketing : volume + qualité + conversion par canal. Sait remonter un signal commercial faible (« les leads de ce canal closent moins ») avant que le·la commercial·e ne le dise. Participe aux discussions de stratégie commerciale (ICP, segmentation, pricing).
Posture et coachabilité Discours générique sur le marketing (« je crois en l'expérience client »). Manque d'exemples concrets et de réflexion sur ses propres modèles. Posture défensive face au feedback. Référence des managers passés avec qualités et défauts identifiés. Vision actualisée du métier de marketing (LLM, saturation paid, retour au SEO d'autorité). Accepte le feedback sans se braquer. Posture explicitement coachable : sait nommer ses propres angles morts, demande des feedbacks structurés. Lecture mature de l'évolution du métier qui se traduit dans les pratiques (veille structurée, tests réguliers, partage d'expérience documenté).

Plan 30/60/90 jours

À J+30

  • Audit complet de l'existant : trafic web, sources de leads actuels, contenu publié, outils en place, pipeline commercial et conversion par canal
  • 1:1 avec chacun·e des stakeholders clés (CEO, responsable commercial·e, produit, customer success) pour cadrer les attentes et les irritants
  • Identification de 2-3 quick wins activables sous 30 jours (mise à jour d'une page qui convertit mal, relance d'une campagne email dormante, optimisation d'un article SEO existant)
  • Cartographie de l'ICP : segments prioritaires, taille d'entreprise, intent acheteur, canaux où ils sont déjà actifs

À J+60

  • Mise en place du tracking de base : analytics web, attribution par canal, dashboard partagé ventes / marketing
  • Première campagne mesurable lancée : un canal, un message, un budget cadré, des critères de succès écrits avant le lancement
  • Plan éditorial trimestriel ancré sur 3-5 mots-clés à fort intent ; premier·s contenu·s publié·s avec brief structuré
  • Cadence de pilotage installée : weekly de 30 min avec le·la responsable commercial·e, monthly de 60 min avec la direction

À J+90

  • Bilan formel avec le CEO sur les quick wins, la première campagne mesurable, et la santé du pipeline marketing
  • Plan marketing du trimestre suivant rédigé : objectifs chiffrés, budget alloué par chantier, hypothèses testables, dépendances avec ventes et produit
  • Cadence de production de contenu stable (2-4 contenus publiés par mois avec brief et relecture)
  • Premiers indicateurs d'amélioration sur la qualité des leads (taux MQL→SQL) ou la rente SEO (positions sur mots-clés cibles)

Erreurs de recrutement courantes pour ce poste

Cinq pièges récurrents sur le recrutement d'un·e Marketing Manager en PME française. La plupart viennent d'une définition floue du rôle au moment de l'embauche.

  1. Recruter un·e CMO-shaped pour un poste d'exécution

    Le piège le plus fréquent : la PME publie une annonce « Marketing Manager » et reçoit des candidatures de profils CMO (10-15 ans, équipe encadrée, posture stratégique) attiré·e·s par la mission. Embaucher ce profil à 55 k€ pour un poste sans équipe à encadrer produit deux échecs classiques : soit la·le candidat·e s'ennuie en 6-12 mois et part (frustration), soit elle·il facture 80 k€ et la PME ne tient pas. Cadrez explicitement dès l'annonce : « Premier·ère marketing hire, autonomie complète sur l'exécution, pas d'équipe à encadrer sur les 12-18 prochains mois ». Visez 4-8 ans d'expérience, pas 10+.

  2. Recruter un·e profil 100 % agence sans expérience in-house

    Les candidat·e·s issu·e·s d'agence (même excellent·e·s) ont une habitude d'exécution très différente : briefs reçus du client, livrables formatés, peu de pilotage de budget propre, peu de collaboration directe avec un·e commercial·e. En PME, le·la Marketing Manager exécute en autonomie sur 5-10 chantiers en parallèle, partage un dashboard avec le commercial, et doit dire non au CEO quand un projet n'a pas d'impact business. Si vous recrutez un·e profil agence, cherchez impérativement 1-2 ans d'in-house récent et testez la posture de cadrage en mise en situation.

  3. Attendre des compétences paid acquisition sans budget paid

    Une PME avec 80 k€ de budget marketing annuel n'a pas les moyens d'une stratégie paid acquisition mature (Google Ads + paid social + retargeting + landing pages dédiées). Recruter un·e Marketing Manager spécialisé·e paid pour un budget qui permet 1-2 k€ / mois maximum est un mismatch frustrant pour les deux parties. Soit vous prévoyez un budget paid significatif (10 % minimum du CA cible) et vous recrutez un·e profil avec cette expertise, soit vous reconnaissez que le levier principal sera le contenu + le SEO + le pipeline commercial direct, et vous recrutez un·e profil généraliste sans exigence paid.

  4. Confondre brand marketing et demand generation

    Beaucoup de PME demandent « du brand » (logo, charte, ton, présence LinkedIn) alors qu'ils ont besoin de « du demand gen » (génération de pipeline commercial chiffré). Embaucher un·e profil brand pour un objectif demand gen ne produit pas de leads ; embaucher un·e profil demand gen pour un objectif brand produit des résultats invisibles aux yeux de la direction. Cadrez la priorité avant l'embauche : si vous êtes en croissance commerciale (< 5 M€ ARR), priorisez demand gen ; si vous êtes en consolidation (> 10 M€ ARR), le brand devient un moat et le mix change.

  5. Confondre Marketing Manager et Content Manager

    Le Content Manager produit et orchestre la production éditoriale (articles, vidéos, podcasts, études de cas). Le·la Marketing Manager pilote l'ensemble du mix (contenu, acquisition, brand, produit marketing) et porte les arbitrages stratégiques. Mélanger les deux à l'embauche produit deux résultats classiques : soit vous recrutez un·e Content Manager qui ne sait pas piloter un budget acquisition (frustration côté CEO), soit vous recrutez un·e Marketing Manager qui passe 80 % de son temps à rédiger (frustration côté candidat·e). Cadrez le périmètre dès l'annonce.

Questions fréquentes

  • Quel est le salaire d'un·e Marketing Manager en PME française ?

    La fourchette de référence pour un·e Marketing Manager généraliste mid-level (4 à 8 ans d'expérience) en PME française est de 42 à 65 k€ bruts annuels en fixe (médiane autour de 52 k€). Île-de-France tire vers le haut (+10 à +15 %) ; les régions tirent vers le bas. Les profils avec acquisition payante avancée ou SEO technique tirent vers le haut. Ce poste n'a pas de variable structurel en PME française ; certaines entreprises proposent une prime ou un intéressement lié à des objectifs marketing chiffrés (pipeline généré, MQL, CAC), mais la pratique reste minoritaire.

  • Quelle est la différence entre Marketing Manager, CMO et Content Manager ?

    Le·la Marketing Manager pilote l'ensemble du mix marketing en exécution (contenu, acquisition, brand, produit) dans une PME de 10-100 personnes, souvent en autonomie sans équipe à encadrer. Le·la CMO définit la stratégie marketing globale, encadre une équipe de 3-10 marketeurs·euses, et siège au comité de direction (typique au-delà de 100-200 employés). Le·la Content Manager se spécialise sur la production éditoriale (articles, vidéos, études de cas, podcasts) sans porter la stratégie acquisition ou le pilotage budgétaire. Mélanger ces trois rôles à l'embauche produit des erreurs de positionnement coûteuses : cadrez la séniorité et le périmètre dès l'annonce.

  • Combien de temps faut-il pour recruter un·e Marketing Manager en France ?

    Comptez 40 à 70 jours entre la publication de l'annonce et la signature pour un poste mid-level. Les délais s'allongent en septembre / janvier (rentrée et pic de mobilité), en région (vivier plus petit), et en cas de cycle multi-étapes (3 entretiens + mise en situation + références). Réduire le délai en dessous de 40 jours impose en général de sacrifier la mise en situation, ce qui dégrade fortement la qualité du recrutement (le marketing est un métier où il faut voir un·e candidat·e exécuter pour distinguer la posture agence de la posture in-house).

  • Quand faut-il recruter un·e premier·ère Marketing Manager en PME ?

    Trois signaux convergent généralement : (1) le pipeline commercial existant ne suffit plus à tenir les objectifs de croissance, (2) le·la CEO ou un·e commercial·e passe plus de 5-10 heures par semaine sur des tâches marketing (LinkedIn, contenu, événements) sans cadre structurant, (3) un budget marketing significatif (50-150 k€ / an) peut être alloué sans menacer la trésorerie. Sous 2 M€ ARR ou avec un budget marketing inférieur à 30 k€ / an, un·e marketing fractionné·e (0,4-0,6 ETP via un cabinet) ou un·e freelance senior est souvent plus adapté·e qu'un·e plein temps.

  • Faut-il privilégier une agence ou un·e Marketing Manager en interne ?

    Les deux ne servent pas le même besoin. Une agence excelle sur des chantiers cadrés (refonte de site, campagne paid ponctuelle, production éditoriale par lot) avec un brief précis. Un·e Marketing Manager en interne pilote l'ensemble du mix au quotidien, ajuste en fonction des retours commerciaux, et porte les arbitrages stratégiques. La plupart des PME en croissance ont besoin des deux : un·e Marketing Manager en interne (cadrage et pilotage) + 1-2 freelances ou une agence spécialisée sur des chantiers ponctuels. Embaucher uniquement une agence sans pilote interne produit souvent du travail livré mais sans impact business mesurable.

  • Faut-il un·e Marketing Manager généraliste ou spécialiste (SEO, paid, content) ?

    En PME jusqu'à 100 employés, le·la Marketing Manager généraliste est presque toujours le bon choix. Spécialiser un poste unique sur le SEO, le paid ou le contenu produit un trou ailleurs dans le mix. Le·la généraliste exécute en propre sur 2-3 leviers prioritaires (typiquement contenu + SEO + pipeline commercial) et orchestre 1-2 freelances ou une agence sur les leviers complémentaires. Au-delà de 100 employés et de 5 M€ de budget marketing, la spécialisation devient possible et souvent souhaitable (un·e Head of Content + un·e Head of Demand Gen, par exemple).

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