France Commercial Junior

Sales Development Representative (BDR / SDR)

Fiche de poste, salaire, sourcing, 15 questions d'entretien et plan 30/60/90 pour recruter un·e Sales Development Representative (BDR / SDR) en PME française.

Compilé par l'équipe Join à partir de données publiques et de notre expérience de recrutement.

Mis à jour

En un coup d'œil

  • Salaire médian 33 000 € 28 000 € – 40 000 €
  • Délai de recrutement 25–45 jours
  • Expérience 0–2 ans

Comment recruter un·e Sales Development Representative pour votre PME

Avant de rédiger l’annonce, posez-vous trois questions de cadrage. Elles déterminent si le recrutement est le bon levier, et de quel profil vous avez réellement besoin.

Question 1 : Avez-vous besoin d’un·e SDR, d’un·e Account Executive, ou d’un·e Inside Sales ? Le·la SDR génère le pipeline en sortant et qualifie en amont, sans closer. L’Account Executive prend le relais en discovery approfondie, négociation et closing. L’Inside Sales fait souvent les deux sur des cycles courts et des paniers petits. Si votre cycle de vente moyen est inférieur à 30 jours et votre panier inférieur à 5 k€, vous cherchez probablement un·e Inside Sales, pas un·e SDR. Si vos AE actuels passent plus de 40 % de leur temps à prospecter à froid, vous cherchez un·e SDR pour les soulager. Cadrez ce ratio avant d’écrire l’annonce, sinon vous attirerez des profils inadaptés.

Question 2 : Outbound-heavy ou marketing-fed ? Sur un poste SDR, la fourchette est large : 90 % d’outbound à froid (vous démarrez la machine commerciale) ou 30 % d’outbound avec 70 % de qualification de leads marketing entrants (vous avez un funnel inbound mature). Le profil idéal diffère fortement : un·e SDR outbound-heavy a besoin d’une résilience face au refus très élevée et d’une discipline de cadence quasi industrielle ; un·e SDR marketing-fed a besoin d’une discipline de qualification et de réactivité (un lead inbound non rappelé en moins de 5 minutes perd la moitié de sa valeur). Sans ce cadrage, vous attirerez des candidat·e·s qui chercheront le profil opposé et déchanteront à l’embauche.

Question 3 : Premier·ère SDR ou nième dans une équipe existante ? Le·la premier·ère SDR construit la machine de prospection à partir de zéro : choix de l’ICP, séquences à tester, outillage à mettre en place, rituels avec les AE à instaurer. Il·elle a besoin de plus d’autonomie et de plus de proximité avec le·la Sales Manager. Le·la nième arrive dans une cadence existante : il·elle a besoin de s’intégrer dans une structure établie sans tout reconstruire. Ces deux profils se reconnaissent à des questions différentes en entretien (voir la section Évaluation).

Si les trois réponses convergent vers un·e SDR à temps plein (et non un·e AE, un·e Inside Sales, ou un·e renfort marketing), passez au modèle d’annonce ci-dessous. Calcul de capacité indicative : un·e SDR génère typiquement 8 à 15 RDV qualifiés acceptés par mois en outbound-heavy, 15 à 25 en marketing-fed. Au-delà de 30, vérifiez que la qualification tient ; en deçà de 8, vérifiez la qualité de l’ICP ou de l’accroche.

Modèle de fiche de poste

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Sales Development Representative (BDR / SDR) (H / F) en PME française

Mission. Générer et qualifier un pipeline de prospects sur [territoire ou segment ICP] pour les Account Executives de l’équipe. Vous portez un quota de RDV qualifiés et de SQL générés, pas de chiffre d’affaires. Vous reportez au·à la [Sales Manager / Head of Sales / Head of SDR].

Responsabilités.

  • Conduire entre [X] et [Y] touches sortantes par jour, multi-canal (appels, emails, LinkedIn), sur un ICP cadré.
  • Tester et itérer sur 3 à 4 séquences outbound par trimestre, en mesurant le taux de réponse différentiel par variante.
  • Qualifier les prospects entrants ou sortants selon le cadre [BANT / MEDDIC simplifié / autre] avant prise de RDV.
  • Prendre [8 à 25] RDV qualifiés par mois, avec un taux d’acceptation cible par les Account Executives supérieur à 70 %.
  • Maintenir une hygiène CRM rigoureuse : notes structurées en fin de journée, prochaine étape datée, aucun deal fantôme.
  • Briefer chaque Account Executive sur les RDV passés (contexte, enjeu identifié, stakeholders rencontrés).
  • Participer aux rituels d’équipe : weekly de pipeline (30-45 min), point hebdomadaire SDR / AE (15 min), 1:1 hebdomadaire avec le·la Sales Manager (30 min).

Profil recherché.

  • Indispensable : trace d’une discipline de cadence dans une expérience antérieure (sport collectif, ventes, service, télémarketing, alternance commerciale) ; capacité à tenir un objectif quantitatif répétitif sur la durée ; appétence claire pour le métier commercial avec une vue d’évolution vers Account Executive.
  • Apprécié : première expérience SDR / BDR ou stage commercial en B2B SaaS ; familiarité avec un CRM moderne (Salesforce, HubSpot, Pipedrive) ou un séquenceur (Lemlist, Outreach, Salesloft) ; français natif ou bilingue.
  • Disqualifiant : aucune expérience de tâche répétitive avec objectif quantitatif ; recherche d’un poste de closing direct ; refus de la dimension outbound à froid du métier.

Conditions.

  • Rémunération brute annuelle : fixe [28-40] k€ + variable [8-14] k€ à l’OTE (70 / 30). Détails du plan variable communiqués en entretien. Quota en RDV qualifiés acceptés par les AE et SQL générés ; pas de quota en CA.
  • Rampe de carrière articulée : revue formelle à 12 mois ; candidat·e à un passage Account Executive entre les mois 15 et 24 sur atteinte des critères définis à l’embauche.
  • Modalité : [temps plein, hybride 2-3 jours / semaine sur site, base à [ville]].
  • Avantages : [mutuelle, tickets resto, BSPCE, congés, télétravail policy, formation continue, accès à un coaching commercial externe].
  • Stack : [CRM, séquenceur outbound, intelligence commerciale type Sales Navigator, outil de cadence d’appels, visio].

Fourchette salariale

Salaire fixe annuel brut

25e centile
28 000 €
Médiane
33 000 €
75e centile
40 000 €

Variable à l'OTE 12 000 € – 17 000 € Typique sur les postes BDR / SDR en SaaS B2B

Fourchette de référence pour un·e SDR / BDR entry-level (0 à 2 ans) en PME française B2B, principalement SaaS. Les profils Paris scale-up tirent vers le haut (35-42 k€ fixe) ; les profils province ou ESN tirent vers le bas (26-30 k€ fixe). Le variable est significatif sur ce métier : voir bloc OTE ci-dessous. Le poste est conçu comme une rampe de 12-24 mois vers Account Executive, pas comme un poste de carrière.

Sources: APEC, Baromètre 2025 de la rémunération des cadres commerciaux ; Uptoo, Étude rémunération des forces de vente 2025 (segment SDR / BDR) ; Welcome to the Jungle, Référentiel salaires SDR / BDR France 2025

Où sourcer ce profil

  1. LinkedIn

    150-300 € / mois (Job Slots)

    Premier canal pour les SDR / BDR en France, surtout sur le segment SaaS / tech. Combinez Job Posts (visibilité passive auprès des jeunes diplômé·e·s et reconversions) et sourcing actif via Recruiter Lite pour cibler les profils en poste depuis 6-18 mois (signal de fin de premier ramp). Volume élevé de candidatures sur ce métier ; un filtre de pré-qualification automatisé est utile mais doit rester encadré par une supervision humaine (voir disclosure EU AI Act).

  2. Welcome to the Jungle

    Dès 990 € HT / offre

    Audience particulièrement alignée avec le profil SDR / BDR cible : jeunes diplômé·e·s, premières expériences commerciales, reconversions venant d'autres secteurs. Les candidat·e·s WTTJ valorisent la mission, la culture et la perspective d'évolution vers Account Executive autant que la rémunération immédiate ; bien adapté si vous savez articuler une rampe de progression claire. Forte concentration Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes.

  3. Indeed

    50-150 € / mois (sponsorisation au clic)

    Volume le plus large pour un poste entry-level en France, y compris hors Île-de-France. Le ratio qualité / quantité est moins bon que LinkedIn ou WTTJ, mais le coût d'acquisition par candidature reste compétitif sur un métier où vous voulez voir beaucoup de profils en haut d'entonnoir. Particulièrement utile pour les reconversions et les profils sans réseau LinkedIn établi.

Comparer tous les sites de ce marché →

Playbook d'évaluation

Le rôle de SDR / BDR se signale à travers cinq stades d'évaluation. La mise en situation outbound (stade 4) est le plus prédictif : ce qui sépare un·e bon·ne SDR d'un·e candidat·e moyen·ne, c'est la discipline de cadence et la qualité de la première phrase d'accroche, pas le diplôme ni le « feeling » en entretien.

  1. Stade 1: Lecture du CV

    Cherchez : trace d'une discipline de cadence quelconque (sport collectif, télémarketing étudiant, ventes en magasin, service en restauration). Ces expériences révèlent la capacité à tenir un rythme répétitif sans baisser la qualité. Discount : les profils qui multiplient les CDD de moins de 6 mois sans logique claire (sauf reconversion assumée). Le diplôme et le pedigree comptent moins de 30 % sur ce poste ; ne sur-filtrez pas sur l'école.

  2. Stade 2: Phone screen (20-25 min)

    Trois questions seulement : (1) « Qu'est-ce qui vous attire dans un métier où vous allez recevoir beaucoup de non chaque jour ? » (lecture honnête du métier ou cliché), (2) « Décrivez une journée type où vous avez tenu un objectif quantitatif (peu importe le contexte) », (3) « Pourquoi un poste de SDR plutôt qu'un autre démarrage commercial ? ». Sortie : go / no-go en 5 min de débrief, pas plus. Sur ce métier, un phone screen long est un mauvais signal sur la décision.

  3. Stade 3: Entretien structuré (60-75 min)

    Utilisez le set de 15 questions ci-dessous en alternant behavioral, situational, technical et values. Insistez sur les questions de cadence et d'objection (les vrais différenciateurs sur ce poste). Deux intervieweurs minimum, dont idéalement le·la futur·e Sales Manager direct·e. Scoring indépendant avant débrief pour éviter le biais de halo (le·la SDR sympathique paraît toujours meilleur·e sur un entretien unique).

  4. Stade 4: Mise en situation outbound (45-60 min)

    Confiez à la·le candidat·e un brief d'ICP fictif 24-48 h en amont (pas plus, pour rester réaliste). Demandez : (1) une séquence outbound écrite de 5-7 touches multi-canal (LinkedIn + email + appel), (2) un appel à froid simulé de 3-5 min avec un·e membre de votre équipe qui joue le·la prospect, (3) un débrief de 15 min sur la stratégie et ce qu'il·elle changerait à la 2e itération. C'est le stade le plus prédictif : la qualité de la première phrase d'accroche et la gestion de la 1re objection déterminent la performance en quota au mois 6.

  5. Stade 5: Références (vérification structurée)

    Appelez deux références : un·e ancien·ne manager direct·e (stage, alternance, premier poste) et un·e ancien·ne collègue. Posez à chacun·e les mêmes 4 questions : « Comment décririez-vous sa cadence de travail au quotidien ? », « Sur quoi recruteriez-vous quelqu'un de complémentaire ? », « Le·la reprendriez-vous demain ? », « Un exemple concret de moment où il·elle a tenu malgré la difficulté ? ». La 4e question révèle le plus de signal sur ce métier où la résilience est le premier prédicteur de réussite.

Questions d'entretien structurées

  1. Comportementale Cadence et discipline

    Décrivez un moment où vous avez dû atteindre un objectif quantitatif répétitif (volume d'appels, de visites, de tâches), et où vous avez senti la fatigue ou la lassitude. Comment avez-vous tenu ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Capacité à reconnaître que le métier comporte une dimension de cadence répétitive, et à nommer des leviers concrets pour la tenir (découpage de la journée, micro-objectifs, soutien d'équipe). Les candidat·e·s qui répondent « la motivation suffit » ou qui n'ont aucun exemple à citer signalent une lecture naïve du poste. Bonus : mention explicite de la qualité maintenue malgré la fatigue, pas juste du volume.

  2. Comportementale Résilience face au refus

    Parlez-moi de la fois où vous avez reçu beaucoup de refus successifs (commerciaux, sportifs, scolaires, personnels). Qu'est-ce qui vous a permis de continuer ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Lecture mature du refus : le séparer du jugement personnel, identifier ce qui peut être ajusté à la prochaine itération. Les candidat·e·s qui décrivent un refus comme « difficile à digérer mais on apprend » sans concret restent en surface. Les meilleur·e·s citent un changement opérationnel précis effectué après la série d'échecs (changement d'accroche, de canal, de timing).

  3. Comportementale Cadence et discipline

    Décrivez une expérience où vous avez dû organiser votre temps sur une journée chargée avec des tâches répétitives et des imprévus. Comment avez-vous priorisé ?

    Ce qu'une bonne réponse révèle

    Capacité à découper la journée en blocs (par exemple : matin = prospection à froid, après-midi = relances + qualif, fin d'après-midi = CRM et préparation J+1). Les candidat·e·s qui répondent « je m'adapte au flux » sans structure révèlent une faiblesse rédhibitoire pour un métier où la discipline de calendrier est le premier prédicteur de quota tenu.

Comment reconnaître un·e excellent·e Sales Manager

Compétence Sous la barre Au niveau Au-dessus
Cadence et discipline Travaille au feeling ; ne découpe pas la journée en blocs, ne tient pas un volume cible de touches stable. Variations fortes entre les jours sans cause externe. Découpe la journée en 2-3 blocs (prospection à froid, relances, qualif, CRM). Tient un volume de touches stable 4 jours sur 5. Sait expliquer pourquoi un jour a baissé. Cadence quasi industrielle : volume de touches stable à plus ou moins 10 % sur 8 semaines consécutives, sans baisse de qualité. Sait diagnostiquer une variation par lecture honnête du planning et ajuster à J+1.
Résilience face au refus Prend les refus personnellement ; tendance à diminuer le volume après une série de non. Cherche l'explication chez le prospect ou le marché, peu de remise en cause de son propre angle. Sépare le refus de soi-même ; identifie 1-2 leviers concrets à ajuster (accroche, canal, timing) après une série de non. Garde le volume stable sur 5 jours consécutifs. Voit chaque série de refus comme une matière à itération. Tient un journal informel des objections rencontrées et des reformulations qui marchent, qu'il·elle partage avec l'équipe. Maintient l'énergie sur 4-6 semaines de prospection intense.
Maîtrise de l'accroche et des objections 1re phrase longue ou pitch produit verbatim ; reformule peu en cas d'objection ; envoie un document à la moindre demande sans qualifier. Tombe dans le mode brochure. 1re phrase courte ancrée sur un trigger plausible ; reformule les 3-4 objections classiques (« pas le bon moment », « envoyez un doc », « on a déjà un outil », « pas le décideur ») de manière calibrée. Bibliothèque mentale d'accroches par segment ; teste 2-3 variantes par mois et mesure le taux de réponse différentiel. Sait demander un slot court (« 12 minutes mardi 14 h ») sans hésitation après une objection.
Discipline de qualification Prend les RDV sur l'intérêt verbal du prospect sans qualifier le budget, le timing ou le pouvoir de décision. Notes CRM lacunaires. Applique un cadre de qualification minimal (par exemple : timing, autorité, problème nommé) avant de poser un RDV. Notes CRM structurées en fin de journée. Internalise les critères de qualification au point que l'AE valide plus de 80 % des RDV qualifiés. Sait refuser un RDV qui n'est pas mûr, en gardant le contact pour une relance datée.
Coachabilité et jeu d'équipe Écoute le feedback puis revient au même comportement. Travaille en silo, considère l'AE comme un client interne plutôt qu'un partenaire. Intègre le feedback en 2-3 itérations ; partage ses techniques avec les pair·e·s SDR ; donne un brief écrit à l'AE pour chaque RDV passé. Demande activement des observations sur ses appels enregistrés ; structure la relation avec l'AE comme un partenariat (rituel hebdo court, alignement sur les critères, feedback bidirectionnel) ; encadre informellement les nouveaux·elles SDR après 6 mois.

Plan 30/60/90 jours

À J+30

  • Onboarding produit complet, certification interne validée ; capacité à pitcher la proposition de valeur en 90 secondes
  • Maîtrise des outils : CRM, séquenceur d'emails, intelligence commerciale (Sales Navigator ou équivalent), outil de cadence d'appels
  • Shadowing de 15-20 appels de prospection avec différents·es SDR / AE seniors ; débrief structuré après chaque session
  • Premiers 30-50 touches sortantes en autonomie sur un ICP cadré, accompagné en post-appel par le·la Sales Manager

À J+60

  • Atteinte de 50-70 % de la cadence cible (touches quotidiennes, RDV qualifiés hebdomadaires) avec qualité maintenue
  • Premiers RDV qualifiés acceptés par les Account Executives ; taux d'acceptation cible plus de 60 % à 60 jours
  • Maîtrise de 3-4 séquences outbound multi-canal, mesurées sur leur taux de réponse différentiel
  • Notes CRM tenues à 100 % en fin de journée ; aucune relance manquée sur les contacts tièdes

À J+90

  • Quota calibré atteint sur le mois 3 : volume cible de RDV qualifiés acceptés par les AE, avec un taux d'acceptation stable plus de 70 %
  • Cadence opérationnelle tenue 8 semaines consécutives sans baisse de qualité (volume de touches plus ou moins 10 %)
  • Première bibliothèque personnelle d'objections + reformulations qui marchent, partagée avec l'équipe SDR
  • Bilan formel avec le·la Sales Manager : ramp validé, identification de 1-2 axes de progression pour le trimestre suivant (par exemple : montée en complexité ICP, ouverture sur un nouveau canal)

Erreurs de recrutement courantes pour ce poste

Le SDR est le poste où les erreurs de recrutement sont les plus coûteuses en valeur absolue (turnover rapide, ramp court mais perdu) et les plus invisibles à l'entretien (l'« énergie » trompe). Voici les cinq pièges récurrents.

  1. Embaucher sur l'énergie en entretien plutôt que sur la cadence

    Le piège le plus fréquent : un·e candidat·e parle vite, sourit, projette une énergie convaincante en entretien, et vous arrêtez l'analyse. Or l'énergie en entretien (60 minutes) est très différente de la cadence soutenable sur 6-12 mois (40 heures par semaine de prospection répétitive). La performance d'un·e SDR à 6 mois corrèle plus fort avec la discipline de calendrier et la gestion du refus qu'avec le charisme en entretien. Allouez plus de temps aux questions sur les rituels quotidiens et à la mise en situation outbound qu'aux questions ouvertes sur la « motivation ».

  2. Confondre SDR avec Account Executive ou Inside Sales

    Le·la SDR génère le pipeline en sortant et qualifie en amont ; il·elle ne closse pas. L'Account Executive qualifie en profondeur, négocie et clôture. L'Inside Sales fait souvent les deux sur des cycles courts et des paniers petits. Mélanger les trois dans une annonce produit deux résultats classiques : soit vous attirez des candidat·e·s frustré·e·s 4 mois après l'embauche parce qu'ils·elles n'ont pas la responsabilité de closing promise, soit vous découragez les vrais·es SDR de candidater parce que le scope paraît confus. Précisez explicitement dans l'annonce que le quota est en RDV qualifiés ou SQL, pas en CA.

  3. Confondre SDR avec téléopérateur·rice ou télémarketing

    Le télémarketing traditionnel est un métier de volume pur sur scripts rigides, peu de qualification, peu de personnalisation. Le SDR moderne en B2B SaaS est un métier de discipline + personnalisation + qualification : volume oui, mais sur un ICP cadré, avec une accroche adaptée et un cadre de qualification appliqué. Rédiger l'annonce comme un poste de téléprospection (« 100 appels par jour ») attire les profils du télémarketing qui ne tiendront pas le niveau de personnalisation attendu, et écarte les vrais·es candidat·e·s SDR qui cherchent une trajectoire vers Account Executive.

  4. Supposer que junior égale formable sans diagnostic de discipline de base

    Beaucoup de PME embauchent des jeunes diplômé·e·s en SDR avec l'idée que « on les formera ». C'est juste, mais la formation ne supplée pas une absence de discipline de base au démarrage. Si un·e candidat·e arrive en retard à l'entretien, n'a pas préparé l'ICP fictif envoyé en amont, ou ne tient pas un planning personnel cohérent dans ses études, la formation ne corrigera pas ce socle. Filtrez sur la discipline observable avant le talent commercial brut ; le second se forme, le premier beaucoup moins.

  5. Ne pas articuler la rampe SDR vers AE dès l'embauche

    Le SDR est un poste de 12-24 mois pour la majorité des profils performants ; au-delà, soit ils·elles passent Account Executive en interne, soit ils·elles partent ailleurs. Les PME qui n'articulent pas cette rampe dès l'embauche (critères de passage, calendrier indicatif, accompagnement) subissent un turnover prévisible au mois 15-18 et perdent l'investissement de ramp. Cadrez explicitement : « si vous atteignez X sur 12 mois, vous êtes candidat·e à un passage AE au mois 15-18, accompagné par un plan de transition de 3 mois ». Sans cette articulation, vous formez des SDR pour vos concurrents.

Questions fréquentes

  • Quel est le salaire d'un·e SDR / BDR en PME française ?

    La fourchette de référence pour un·e SDR / BDR entry-level (0 à 2 ans) en PME française B2B est de 28 à 40 k€ bruts annuels en fixe (médiane autour de 33 k€), à laquelle s'ajoute une part variable de 8 à 14 k€ à l'OTE (structure 70 / 30 typique). Les profils Paris scale-up tirent vers le haut (35-42 k€ fixe + 12-15 k€ variable), les profils province ou ESN tirent vers le bas. Pour un·e SDR solide à 100 % d'OTE, comptez 42-55 k€ de rémunération cible totale.

  • Quelle est la différence entre SDR / BDR et Account Executive ?

    Le·la SDR / BDR génère le pipeline en sortant : prospection à froid, qualification initiale, prise de RDV. Son quota est en RDV qualifiés ou SQL générés, pas en chiffre d'affaires clôturé. L'Account Executive prend le relais : discovery approfondie, négociation, closing sur des cycles de 45 à 120 jours. Mélanger les deux à l'embauche produit deux frustrations symétriques : soit le·la SDR se sent déclassé·e parce qu'il·elle n'a pas la responsabilité de closing promise, soit l'AE se sent surclassé·e parce qu'il·elle prospecte sans avoir signé pour ça.

  • Quelle est la différence entre SDR / BDR et téléprospecteur·rice ou télémarketing ?

    Le télémarketing traditionnel est un métier de volume pur sur scripts rigides, peu de qualification, peu de personnalisation, souvent en B2C ou sur des produits standardisés. Le·la SDR / BDR moderne en B2B SaaS combine volume + personnalisation + qualification : il·elle travaille un ICP cadré, adapte l'accroche par segment, applique un cadre de qualification (BANT, MEDDIC simplifié), et nourrit un AE qui closse. La rampe vers Account Executive est explicite dès l'embauche. Confondre les deux dans la rédaction de l'annonce écarte les vrais·es candidat·e·s SDR.

  • Combien de temps faut-il pour recruter un·e SDR / BDR en France ?

    Comptez 25 à 45 jours entre la publication de l'annonce et la signature pour un·e profil entry-level en PME française. Le délai est plus court que sur un poste senior parce que le volume de candidatures est plus élevé et le processus d'évaluation plus standardisé. Réduire le délai sous 25 jours est faisable sur ce métier (cycle court, peu d'entretiens) mais sacrifie la mise en situation outbound, qui est le stade le plus prédictif de la performance future.

  • Faut-il un quota en RDV ou en chiffre d'affaires pour un·e SDR ?

    Le quota d'un·e SDR / BDR doit être en RDV qualifiés acceptés par les Account Executives, ou en SQL générés (Sales Qualified Leads), jamais en chiffre d'affaires clôturé. Mettre un quota en CA sur un·e SDR crée deux problèmes : (1) le·la SDR n'a pas la responsabilité de closing, donc le quota n'est pas actionnable, (2) cela incite à pousser des RDV non qualifiés pour combler. La métrique secondaire utile est le taux d'acceptation des RDV par les AE, qui mesure la qualité de la qualification amont.

  • Quelles sont les obligations légales d'une annonce SDR / BDR en France ?

    Trois obligations principales : (1) intitulé neutre ou avec mention H / F (article L. 1142-1 du Code du travail), (2) affichage de la fourchette salariale fixe et variable cible ou communication avant le premier entretien (directive 2023 / 970, transposition au 7 juin 2026), (3) transparence sur tout outil d'IA utilisé pour le tri des candidatures et supervision humaine garantie (EU AI Act, applicable au 2 août 2026). Sur un poste à fort volume de candidatures, la conformité IA est particulièrement scrutée.

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